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Politique

De Mistura appelle la Turquie à agir pour empêcher la prise de Kobani par l'EI

iloubnan.info, avec agences - Le 11 octobre 2014 à 08h01
 Staffan de Mistura
L’Envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie, Staffan de Mistura. Photo: ONU
L'Envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, a appelé vendredi la Turquie à agir pour empêcher la prise de contrôle de la ville syrienne de Kobané par les extrémistes de l'Etat islamique (EI).
"L'appel lancé par le Secrétaire général (de l'ONU) à tous ceux qui peuvent faire quelque chose pour protéger les civils est toujours d'actualité. C'est pourquoi nous appelons la Turquie à prendre de nouvelles mesures pour arrêter l'avancée de l'EI", a dit M. Mistura lors d'une conférence de presse à Genève.

"Si Kobané tombe, ce seront près de 400 kilomètres de la frontière turque (avec la Syrie) sur 900 kilomètres qui seront pratiquement sous le contrôle de l'EI. Et qu'arrivera-t-il après ? D'autres villages ? Alep ?", a-t-il ajouté.

"Notre appel s'appuie sur le principe que l'ONU ne renoncera pas, après Srebrenica, à faire des droits de l'homme une priorité", a-t-il encore dit, en référence au massacre d'environ 7.000 hommes et adolescents bosniaques dans la région de Srebrenica, en Bosnie-Herzégovine, en juillet 1995.

L'Envoyé spécial a rappelé que Kobané comptait 400.000 habitants avant les combats de ces dernières semaines et aujourd'hui la quasi-totalité d'entre eux ont fui. Selon les derniers chiffres des Nations Unies, environ 10.000 à 13.000 personnes se trouvent à l'extérieur de Kobané dans une zone près de la frontière avec la Turquie et environ 500 à 700 personnes âgées sont encore dans le centre de la ville, a-t-il précisé.

Les frappes aériennes par la coalition menée par les Etats-Unis contre les positions de l'EI à Kobané ne devraient pas suffire à sauver la ville, a souligné M. Mistura pour justifier son appel à l'adresse de la Turquie.
Selon lui, si Kobané tombe, les civils se trouvant dans la ville et à proximité "seront très probablement massacrés".

La Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires humanitaires, Valerie Amos, a également fait part vendredi, dans une déclaration à la presse, de sa très forte préoccupation concernant le sort des gens coincés à Kobané et a appelé la communauté internationale à agir. Les Conseillers spéciaux du Secrétaire général sur la prévention du génocide, Adama Dieng, et sur la responsabilité de protéger, Jennifer Welsh, ont aussi exprimé leur profonde préoccupation.

De son côté, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a indiqué que, selon des représentants des autorités turques, plus de 172.500 civils syriens ayant fui Kobané et ses environs sont entrés en Turquie ces dernières semaines.

La grande majorité d'entre eux ont fui durant les premiers jours des combats. Cet afflux se poursuit avec l'arrivée quotidienne d'environ 570 personnes en moyenne ces derniers jours, via le point de passage frontière de Yumurtalik, a précisé le HCR.

De nombreux réfugiés sont hébergés au sein des communautés d'accueil. Les organisations gouvernementales et humanitaires travaillent avec des chefs de village pour distribuer l'aide aux réfugiés et aux familles d'accueil. D'autres réfugiés sont hébergés dans des abris collectifs gérés par les autorités turques, comme des écoles, des marchés, des centres sportifs, des salles de mariage, des mosquées et d'autres lieux d'hébergement temporaires.
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#CoalitionAntiEI, #Kobané
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