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Politique

Combats meurtriers à Kobané en Syrie

BEYROUTH | iloubnan.info, avec agences - Le 08 octobre 2014 à 12h12
Par Ange Al-Jalalati
Malgré les frappes aériennes de la coalition internationale, l’Etat Islamique (EI) a pu s’infiltrer lundi dans la ville de Kobané (Aïn El Arab), 3e ville kurde de Syrie, frontalière avec la Turquie. Depuis, les combats font rage entre les extrémistes de l’EI et les miliciens kurdes.

La situation dans la ville turco-syrienne a soulevé l’opinion publique turque : des manifestations pro-kurdes dans les rues de Turquie ont occasionné la mort d’au moins douze personnes, dans des heurts entre les policiers et les manifestants.

L’envoyé spécial des Nations Unies en Syrie, Staffan de Mistura, a appelé depuis Genève la communauté internationale à réagir : "La communauté internationale a le devoir de (…) défendre [la ville]. La communauté internationale ne peut pas tolérer qu'une nouvelle ville tombe aux mains de l'EI."

Pour sa part, la porte-parole du département d'Etat de Washington a déclaré : "Notre premier objectif est d'empêcher l'EI de se constituer des sanctuaires ", qualifiant la bataille de "terrifiante".

Pourtant, à Kobané, l’avance des Kurdes sur l’EI semble avérée. "A l'intérieur de la ville, les combattants kurdes ont réussi à faire reculer les jihadistes vers les quartiers de l'Est, par lesquels ils sont entrés lundi soir", selon l'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH).  

En effet, "les YPG (Unités de protection du peuple kurde) mènent une résistance acharnée", a affirmé Ozgur Amed, journaliste kurde proche de la ligne des combats. "Notre moral tient bon. Nous avons juste peur de la détérioration de la situation humanitaire."

Les informations concernant le nombre de civils dans la ville sont incertaines : certains parlent d’une fuite complète de la population, tandis que d’autres, dont Amed, stipulent que des milliers de civils sont encore piégés dans la ville.

"Kobané est sur le point de tomber", a déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan, dont le Parlement a autorisé l’armée la semaine passée à intervenir sur le sol contre l’EI, en Syrie comme en Irak. L’opération militaire terrestre turque contre EI n’a néanmoins pas encore eu lieu.

"Cette avancée de l'EI prouve que la campagne de frappes de la coalition n'atteint pas son objectif, à savoir détruire les capacités militaires de l'organisation", pointe Mario Abou Zeid, analyste au Centre de recherches américain Carnegie à Beyrouth.

Quatorze personnes ont perdu la vie lors de violents heurts survenus mardi en Turquie entre les forces de l'ordre et les manifestants kurdes dénonçant l'inaction d'Ankara contre les jihadistes qui veulent s'emparer de la ville kurde de Kobané en Syrie, ont rapporté mercredi les sources de sécurité et les médias turcs.

Des avions de la coalition ont de nouveau mené des frappes pour venir en aide aux forces kurdes combattant l'avancée des jihadistes dans Kobané, a rapporté une journaliste de l'AFP depuis la frontière turque. Immédiatement après la première d'entre elles, une épaisse fumée noire s'est élevée au-dessus d'une colline situé à l'est de la ville.

Grâce aux frappes, les YPG ont repoussé les forces de l'EI, avait affirmé mercredi matin Idriss Nahsen, un responsable local.

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#CoalitionAntiEI, #Kobané, #Syrie, #EI, #Turquie
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