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Politique

La coalition internationale contre l'Etat Islamique frappe en Syrie

BEYROUTH | iloubnan.info, avec agences - Le 23 septembre 2014 à 16h03
Par Ange Al-Jalalati
Hier, dans la nuit du lundi au mardi, la coalition anti-État Islamique (EI) a lancé ses premières frappes au Nord et dans l’Est de la Syrie contre l’EI, comme déjà annoncé par le président américain Barrack Obama. Avec des avions de chasse, des bombardiers et des missiles Tomahawk lancés depuis des navires en mer Rouge et dans le Golfe, les alliés ont lancé des raids et des attaques aux missiles sur les positions de l’EI à Raqa, bastion central de l’organisation islamiste.
Plusieurs pays arabes prennent part ou soutiennent l’attaque internationale contre l’EI. Il s’agit notamment du Bahraïn, de l’Arabie Saoudite, de Qatar, des Émirats Arabes Unis… La Jordanie a annoncé officiellement sa participation aux frappes contre l’EI en Syrie. Le Bahreïn a lui aussi proclamé sa participation aux opérations.

Selon l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), "la coalition internationale a mené près de vingt frappes contre des positions, des bases et des postes de l’EI dans la ville de Raqa et près des localités de Tabqa, Aïn Issa et Tall Abyad, faisant des morts parmi les djihadistes. (…) Plus de 20 membres de l'EI ont été tués dans des frappes sur deux positions de l'organisation dans la province septentrionale de Raqa qui ont été complètement détruites avec les véhicules qui s'y trouvaient". Huit autres frappes ont visé d'autres positions dans la province de Deir Ezzor. En outre, trois frappes ont visé la ville de Chaddadé dans la province de Hassaka (Nord-Est), selon l'OSDH.

L’OSDH a déclaré que les frappes ont également visé le Front Al-Nosra, affirmant que 30 membres de ce groupe avaient été tués. Un militant dans la ville de Raqa, qui se fait appeler Abou Youssef, a indiqué à l'Agence France-Presse (AFP) via Internet que les frappes avaient touché l'ancien siège du gouvernorat, devenu un siège de l'EI. Il y a eu un grand incendie et des explosions car ce lieu est probablement utilisé comme dépôt d'armes, selon lui.

Aux dernières nouvelles, la mort de 120 jihadistes a été annoncée.

Le régime syrien a déclaré avoir été informé de l’initiative que la communauté internationale compte mener sur ses terres et qu'il soutient cet effort. Pourtant, l'émissaire du Quartet international Tony Blai dément les affirmations syriennes et prétend que Damas n'a pas été mise au courant de l'imminence des frappes de la communauté internationale sur son territoire.

Avant le début des frappes, le président russe Vladimir Poutine avait averti le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, au cours d’une conversation téléphonique que les bombardements en Syrie ne devraient pas avoir lieu sans l’accord de Damas, et que, le cas échéant, les États perpétrant ces frappes devraient assumer la pleine responsabilité de leurs actes. "Les tentatives d'atteindre des buts géopolitiques en violant la souveraineté des gouvernements de la région ne font qu'alimenter les tensions et déstabiliser davantage la situation", a indiqué le ministère dans un communiqué.

Le 25 août, le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem avait prévenu que toute frappe sans coordination avec Damas serait considérée comme un acte d'agression.
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#CoalitionAntiEI
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