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Politique

Syrie : Obama indécis, les hostilités continuent

iloubnan.info - Le 30 aot 2014 à 11h50
Par Ange Al-Jalalati
 Barack Obama
Le président Barack Obama a affirmé jeudi que la stratégie sur une éventuelle intervention militaire américaine en Syrie pour lutter contre les jihadistes n'était pas encore arrêtée et qu'il ne fallait pas s'attendre à des frappes aériennes à court terme : "Je ne veux pas mettre la charrue avant les boeufs. Nous n'avons pas encore de stratégie", a affirmé Obama, qui a par ailleurs estimé que les États-Unis n'avaient pas à faire un choix entre le régime de Bachar al-Assad et l'État Islamique (EI) et qu'il entendait continuer à soutenir l'opposition modérée. En revanche, le président américain a envoyé John Kerry au Moyen-Orient pour créer une coalition avec les pays concernés.
En Amérique, beaucoup de citoyens remettent en question l’efficacité de la méthode employée par Obama. "Beaucoup de gens ont le sentiment que l'outil le plus puissant et le plus efficace à la disposition du président est l'action militaire, explique Josh Earnest, porte-parole d’Obama.

Mais ce que nous avons appris de façon douloureuse au cours de la décennie écoulée est qu'une opération militaire menée par les États-Unis n'offrait pas de solution durable". "Il y a toujours, à Washington et au sein de l'administration Obama, des gens qui considèrent que, d'une manière ou d'une autre, la puissance militaire américaine peut stabiliser une zone qu'elle a contribué à déstabiliser, explique Andrew Bacevich, professeur de relations internationales à l'université de Boston. Je suis sceptique face à ce type de raisonnement".

Pour le général Martin Dempsey, plus haut gradé américain, les jihadistes peuvent être défaits, à condition de les poursuivre également en Syrie et non pas uniquement en Irak."Il est impossible de contenir l'EI, il faut le vaincre", estime le sénateur républicain John McCain, qui réclame des frappes en Syrie depuis plusieurs semaines. Certains voient aussi qu'Obama gagnerait à assouplir ses positions vis-à-vis d'Assad.
Pendant ce temps, l’armée syrienne bombarde depuis jeudi le quartier de Jobar à l’Est de Damas, occupé depuis un an par les rebelles. Ce quartier est un endroit clé qui permettrait à ses occupants d’accéder au cœur de la capitale syrienne et à la Ghouta orientale, occupée de même par les insurgés. D’après l'agence officielle syrienne Sana, l'armée a déjà tué "des dizaines" de rebelles "dont un Jordanien et un Saoudien", et a pris "le contrôle de plusieurs immeubles".

Une source de sécurité a révélé à l’Agence France-Presse (AFP) la destruction par l’armée de tunnels utilisés par les rebelles. L’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH) parle de 18 raids jeudi et de 15 le vendredi. L’armée syrienne est dans ces combats secondée par le Hezbollah. Il s’agit pour l’OSDH d’une offensive d’"une violence inouïe".

Plus loin, vers le Golan, l’ONU négocie la libération des 43 Casques Bleus retenus par les jihadistes : l'ONU "continue d'échanger avec un large éventail de personnes en Syrie et rassemble tous ses efforts pour assurer la sécurité de son personnel. Des discussions sont en cours", déclare Stéphane Dujarric, porte-parole de l'instance internationale. L'ONU s'est notamment tourné "vers des Etats qui pourraient avoir une certaine influence sur les rebelles armés pour les inciter à libérer sains et saufs les soldats de la paix". Ajoutons que 81 autres Casques Bleus sont encerclés par l’EI et prêts à combattre à tout moment.
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#GuerreSyrie, #crise_en_Irak
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