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Politique

Hariri: Si nous sommes obligés de proroger le mandat du Parlement alors j’y serai favorable, même si c'est mon dernier choix

BEYROUTH | iloubnan.info - Le 12 aot 2014 à 22h10
L'ancien Premier ministre Saad Hariri, a reçu lundi à la "Maison du Centre" une délégation représentant les organismes économiques dirigés par l'ancien ministre Adnan Kassar. L'occasion de faire le point sur la situation économique du pays... et de rappeler sa position sur les prochaines élections présidentielles.
La réunion a commencé par une déclaration de M. Kassar au nom de la délégation. Il a dit que le but de la visite était de «féliciter le Président Hariri pour son retour porteur d’espoir".

Il a dit: « Nous avons souligné, en tant qu’organismes économiques à l’ancien Premier ministre Hariri, que son retour au Liban en dépit des risques sécuritaires qui l'entourent, est une décision importante, en particulier à la lumière des circonstances exceptionnelles par lesquelles le pays passe. Nous lui avons dit que son retour et la satisfaction qu'il a engendrée dans les milieux politiques et chez tous les Libanais toutes tendances et orientations confondues, aura des effets positifs à plus d'un niveau : politique, économique et sécuritaire. Ceci augmentera la confiance de la communauté internationale et des investisseurs arabes et étrangers dans le Liban, et contribuera également à désamorcer la tension qui a dominé le pays au cours des derniers mois et qui se poursuit jusqu’à aujourd’hui. »

Il a ajouté: « Nous l'avons informé que les organismes économiques se félicitent du don d'un milliard de dollars fourni par le Serviteur des Deux Saintes Mosquées le Roi Abdallah ben Abdel Aziz aux services sécuritaires libanais pour les aider à lutter contre le terrorisme. Nous lui avons affirmé que ce don montre le rôle positif toujours joué par l’Arabie Saoudite pour soutenir l'État libanais et ses organismes et ses institutions officiels. »

Kassar a souligné l'importance de l'unité des Libanais pour consolider la stabilité et faire face aux menaces de toutes parts. Il a ajouté : "la délégation compte sur la sagesse et l’habileté politique des dirigeants libanais et leur capacité à résoudre les problèmes et les crises que connait le pays, en particulier l'élection d'un nouveau Président de la République à la première occasion, parce que la vacance à la présidence ne devrait pas se prolonger. Et puis, il devrait y avoir des élections législatives en novembre ».

Il a appelé à l'adoption du dialogue comme base de règlement des différends, et à un consensus entre les dirigeants politiques sur les questions qui permettraient de protéger le Liban.

Hariri a dit: «Vous êtes une partie importante de l'économie nationale, et vos capacités permettent la création d'emplois pour les jeunes libanais dans tous les domaines, en particulier dans les entreprises et les institutions que vous supervisez, que ce soit dans les domaines du commerce, de l'industrie, de la banque, du tourisme ... Votre action représente l'épine dorsale de l'économie au Liban".

Il a ajouté: «Je sais qu'il y avait de grands défis lors de la période écoulée et une surenchère sur les organismes économiques, en particulier en ce qui concerne la question de l'échelle des salaires et la façon dont elle a été soulevée. Il y avait une possibilité de préparer un meilleur projet pour tout le monde, que ce soit pour les organismes économiques ou pour les employés, les enseignants et le pays dans son ensemble.

Aujourd'hui, cette question est fortement évoquée dans le pays. Je sais aussi combien nous y avons travaillé et combien l’ancien premier ministre Fouad Siniora y travaille également, et je connais vos positions sur ce sujet. Ce qui est important aujourd'hui est de trouver des solutions à ce problème, qui est devenu une bombe à retardement et un moyen de pression sur l'économie dans son ensemble. C'est pour cela que nous devons savoir comment le désamorcer. »

Il a ajouté: «Nous devons être réalistes. Nous ne pouvons pas dire aujourd'hui qu'il n'y a pas de projet d’échelle des salaires et donc nous devons chercher des solutions. Le président Siniora est toujours en négociation sur cette question. J'en ai aussi parlé avec le Président Nabih Berry qui a jugé que c’était une boule de feu jetée au parlement. Si tout le monde est heureux du retour de Saad Hariri et l’acclame, alors que ce soit l'occasion de discuter des solutions acceptables à ce problème. La question est dangereuse et peut exploser à tout moment s’ils veulent en faire un problème. Mais d'un autre côté, il ne va pas disparaître.

Nous devrions chercher des moyens pour contenir ce problème et protéger l'économie libanaise en même temps. Le Premier ministre Tammam Salam fait un travail fantastique et a prouvé son attachement au consensus des partis politiques pour mener à la stabilité. »

Le président Hariri a également déclaré, sur le plan politique : "Ma position est claire sur l'extrémisme. L'extrémisme est l'ennemi du Liban et nous allons le combattre surtout quand il représente une menace pour notre vie nationale. Le Serviteur des deux Saintes Mosquées le Roi Abdallah ben Abdel Aziz a donné les moyens au Liban de lutter contre ce fléau en soutenant l'armée et les forces de sécurité et en aidant l'État à consolider la stabilité ".

Il a ajouté: «L'armée, les Forces de sécurité intérieure, la Sureté générale et la Sécurité de l'Etat ont formulé leurs besoins pour lutter contre le terrorisme. L'armée aura des armes et des équipements de qualité pour pouvoir défendre les frontières. Nous ne ménagerons aucun effort pour réhabiliter les prisons en raison de l'importance de cette question. Les fonds sont disponibles et les Etats sont prêts à nous fournir l'équipement. Nous espérons que les résultats apparaitront dans les semaines et les mois à venir. Investir dans la sécurité est également une question essentielle à tous les niveaux, car cela contribue au développement de la sécurité et de la stabilité dans le pays.

En ce qui concerne ma position sur les élections législatives et présidentielles, tout le monde sait que je suis en faveur de la tenue des élections présidentielles d'abord, sinon il n'y aura pas d'élections parlementaires, parce que nous ne voulons pas reproduire le scénario irakien où à un moment donné il n’y avait ni président, ni parlement ni gouvernement et le pays tout entier s'est démantelé. Si nous arrivons à un stade où nous sommes obligés de proroger le mandat du Parlement, alors j’y serai favorable, même si c'est mon dernier choix. J'en ai discuté avec le Président Berri qui est contre la prorogation du mandat du parlement. Nous en tant que Courant du Futur sommes également contre cela, mais nous ne pouvons pas nous tirer sur les jambes. Ce serait un crime contre le pays. »

Choucair : Lorsque vous avez quitté le Liban le taux de croissance était de 9,5%, aujourd'hui il est de 0%

Le président de Fédération des Chambres de commerce, d'industrie et d'agriculture du Liban et du Mont Liban, Mohammed Choucair a déclaré: «Nous savons tous aujourd'hui combien votre présence au Liban est une nécessité pour la situation politique, économique et sécuritaire dans le pays mais je dis que la situation économique a besoin de vous encore plus que la situation politique, car en votre absence, ils ont excellé dans la régression. Lorsque vous avez quitté le Liban, le taux de croissance était de 9, 5% aujourd'hui nous avons atteint zéro pour cent. Depuis trois ans, nous sommes dans une période de ralentissement économique extrêmement rapide ".

Il a souhaité que le problème de la grille des salaires soit résolu par un dialogue entre les organismes économiques, le Comité de coordination syndicale et la Confédération générale des travailleurs.
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#SaadHariri, #Economie, #Choucair
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