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Politique

Nouvel attentat Ă  Haret Hreik, dans la banlieue sud de Beyrouth

BEYROUTH | iloubnan.info, avec agences - Le 21 janvier 2014 à 12h57
Photo: National News Agency
L'attentat suicide à Haret Hreik mardi en fin de matinée a provoqué la mort de 4 personnes et a fait 27 blessés, transportées vers les hôpitaux Bahman, Sacré-Coeur et Sahel, ont indiqué l'Agence nationale d'information et la Croix Rouge libanaise.
Cette région de la banlieue sud de Beyrouth a déjà été le 2 janvier la cible d'un attentat  qui, revendiqué par l'Etat islaminique en Irak et au Levant, avait fait cinq morts. Cette fois-ci, c'est le Front Al Nosra qui a annoncé, sur Twitter, être responsable de l'attaque.

L'armée libanaise a rapidement circonscrit le site de l'explosion à l'aide de barrières métalliques afin d'en interdire l'approche.

Le Premier ministre désigné Tammam Salam a condamné immédiatement l'attentat, le qualifiant d'"acte terroriste affreux" et appelant à y répondre par une consolidation du front intèrieur.

M. Salam a souligné que l'insistance des meurtriers sur la répétition de leurs acte au même endroit nécessite un maximum de conscience, de sagesse et de détermination de la part des Libanais et un renforcement de la scène interne sur le plan politique et sécuritaire.

Le Liban est sans gouvernement depuis que le Premier ministre Najib Mikati a démissionné au printemps dernier. Vendredi soir, Saad Hariri, le leader du Courant du Futur, parti membre de la coalition du 14 Mars opposée au régime de Damas, a indiqué qu'il acceptait de faire un gouvernement intégrant le Hezbollah pro-syrien.

Le Hezbollah, dont la banlieue sud de Beyrouth est un bastion, est la cible d'attentats suicides depuis quelques mois, dans le contexte de son implication dans la guerre civile en Syrie. Le Parti de Dieu se bat en effet officiellement au côté du régime de Bachar el Assad contre une rébellion qualifiée par Damas de "terroristes". Plusieurs mouvements islamistes ont intégré une rébellion au départ composée de civils appelant au départ du président syrien. Répondant aux violences des forces du régime d'Assad, la rébellion s'est peu à peu armée, intégrant dans ses rangs des hommes membres de mouvements extrémistes.

Le député Ali Ammar, membre du bloc parlementaire du Hezbollah, "Fidélité à la résistance", a accusé les groupes "tafkiristes" (en référence aux extrémistes sunnites) d'être responsables de l'attentat. "Ils
 veulent porter atteinte à l'unité nationale, à la paix civile et à la co-existence particulièrement au moment de l'apparition d'une lueur positive dans la vie politique", a déclaré M. Ammar.
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#attentat, #Beyrouth, #Haret_Hreik
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