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Politique

Décès d'Ariel Sharon: les pays arabes conspuent, la communauté internationale salue

BEYROUTH | iloubnan.info - Le 12 janvier 2014 à 10h16
Ariel Sharon à la tribune de l'ONU en 2005. - Photo: United Nations News Service
Dans le coma depuis huit ans suite à une attaque cérébrale survenue le 4 janvier 2006,  Ariel Sharon est finalement décédé samedi, ont annoncé plusieurs agences aujourd'hui. L'état des organes vitaux de l'ancien Premier ministre israélien s'était rapidement détérioré ces derniers jours.
A Beyrouth, les réseaux sociaux n'ont pas tardé à fourmiller de remarques sur cette mort annoncée.

"Dommage que Sharon soit mort sans avoir fait face à la justice pour son rôle dans divers crimes", a twitté (en son nom propre) un membre d'une ONG de défense des droits de l'Homme, en mentionnant notamment les massacres des camps palestiniens de Sabra et Chatila à Beyrouth en 1982: des milices chrétiennes avaient à l'époque pénétré dans ces deux camps de réfugiés et procédé au massacre d'un grand nombre de leurs habitants. Cette opération sanglante avait eu lieu juste après l'assassinat du président libanais élu, Bachir Gemayel.

Le massacre a été perpétré sous couverture des forces armées israéliennes, qui occupaient alors le Liban du sud jusqu'à la capitale, et qui souhaitaient éliminer les combattants palestiniens dans les camps de réfugiés. La tuerie a cependant fait de nombreuses victimes parmi les civils, y compris des femmes et des enfants. Les bilans varient de plusieurs centaines à plusieurs milliers de morts. Mais les images saisies par les premiers témoins arrivés sur les lieux après la sortie des milices montrent des cadavres en grand nombre, laissés à l'abandon au bord dans les rues.

Un an plus tard, une commission judiciaire israélienne avait estimé qu'Ariel Sharon avait une responsabilité indirecte dans ces massacres et l'avait destitué de sa fonction de ministre de la Défense.

Samedi, des leaders palestiniens ont qualifié l'ancien Premier ministre de "criminel", regrettant eux aussi qu'il n'ait pas eu à répondre de ses actes devant "la justice internationale". Un dirigeant du Fatah a déclaré à l'AFP qu'ils avaient espéré voir Sharon comparaître devant la cour pénale internationale, en tant que "criminel de guerre".

Un tout autre son de cloche chez la communauté internationale

Du côté de la communauté internationale, on entendait un tout autre son de cloche samedi soir et dimanche matin: des hommages à Ariel Sharon ont été rendus entre autre de la part des président français et américains mais aussi du secrétaire général de l'ONU Ban Ki Moon. Dans un communiqué, M. Ban a salué l'oeuvre de l'ancien dirigeant israélien d'une manière si élogieuse, si dépourvue de nuance, que le texte en était troublant.

Le président français François Hollande a été plus ouvert dans le communiqué qu'il a publié à l'annonce de la mort du l'ancien Premier ministre, (communiqué décrit comme "lapidaire" par le magazine Le Point. M. Hollande y souligne qu'Ariel Sharon "a été un acteur majeur dans l'histoire de son pays. Après une longue carrière militaire et politique, il a fait le choix de se tourner vers le dialogue avec les Palestiniens.

Le président américain Barack Obama a quant à lui salué un homme qui a "consacré sa vie à l'Etat d'Israël". Seul le vice-président américain Joe Biden doit cependant assister aux obsèques de l'ancien Premier ministre.
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#ArielSharon, #Israel, #Sabra_et_Chatila
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