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Politique

Saad Hariri: "les armes illégitimes, source des problèmes du Liban"

BEYROUTH | iloubnan.info / NNA - Le 15 fvrier 2013 à 08h33
Photo: National News Agency
Les forces du 14 Mars ont commémoré, jeudi, le huitième anniversaire de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, par une cérémonie organisée au BIEL, en présence d'un grand nombre de présidents, de ministres, de députés et de personnalités politiques, diplomatiques, religieuses et sociales.
La cérémonie débuta par la rediffusion du mot, prononcé la veille, par la veuve du président martyr, Mme Nazek Hariri, laquelle s'est remémoré le grand rêve de Rafic Hariri, celui de ressusciter le pays.

Le secrétaire général des forces du 14 Mars, Farès Souaid, a ensuite pris la parole. Il a signalé que le Liban était en danger, "parce que ceux qui sont au pouvoir n'ont pas tiré les leçons du passé et relient toujours le destin du pays du Cèdre à celui du parti Baas syrien".

"Le Liban est en danger en raison d'un effondrement galopant de l'Etat, lequel est incapable d'imposer l'application des lois et d'assurer la sécurité aux citoyens. Le Liban est en danger car l'Etat est un échec", a-t-il martelé.

M. Souaid a alors assuré que le 14 Mars tendait la main à ceux qui sont armés de bonnes intentions pour restituer la crédibilité de l'Etat.

En outre, il a incité à libérer l'Etat libanais des considérations confessionnelles et sectaires afin d'édifier un Etat moderne et démocratique.

"L'expérience nous a appris, depuis l'assassinat de (Rafic) Hariri, que nous pouvons déplacer des montagnes si nous sommes unis. Nous sommes capables de réaliser les objectifs de nos martyrs, à savoir la liberté du Liban, sa souveraineté et son indépendance", a-t-il lancé, avant d'appeler, en conclusion, à faire du 14 Mars un bloc politique dépassant toute considération confessionnelle pour la modernisation et la dynamisation du pouvoir politique".

M. Moustapha Fahes a, à son tour, prononcé un discours au nom de la "société civile", dans lequel il a fait l'éloge de Rafic Hariri, "mort pour rendre au Liban l'importance qu'il mérite".

Des documentaires sur "les martyrs de la révolution du Cèdre" et sur les réalisations du président assassiné en 2005 ont été ensuite projetés, avant que le discours de l'ancien Premier ministre Saad Hariri, clou de cérémonie, ne soit transmis sur un écran géant, en direct de Riyad.

M. Hariri a assuré que la cause de Rafic Hariri est "entre de bonnes mains" et que son sang est "plus fort" que les complots d'al-Assad et de Mamelouk, avant de s'en prendre au Hezbollah, pointant du doigt ses armes qui sont "la source des problèmes" du Liban.



Ci-dessous l'intégralité du discours de M. Saad Hariri, tel que distribué par son bureau de presse:

"C'est la huitième année, et vous résistez et gardez la foi dans l'Etat et la légalité, loyaux à la cause de Rafic Hariri.
Ta cause, mon père bien-aimé, est en de bonnes mains.
Ton public est loyal à la promesse, patient et fidèle à l'engagement. Il ne recule, ni n'abandonne, quelles que soient les difficultés, et elles sont nombreuses.
Ta tombe, mon père bien-aimé, demeure la ligne qui sépare la vérité et le mensonge.
C'est la huitième année, et le legs de Rafic Hariri est le 14 Mars.
Une date, plus grande que tous les partis, l'histoire d'une nation qui ne mourra pas.

Ne l'abandonnez pas. Ne renoncez pas à ses principes. Ne laissez pas tomber les martyrs et ne livrez pas le Liban aux commerçants du sectarisme, de la corruption et de la "moumanaa ".
Ils ont essayé par tous les moyens: la politique, le terrorisme, le meurtre, l'argent et les armes. Ils ont tenté d'éliminer le 14 Mars et ils n'ont pas réussi.

Ils ont tendu des pièges, posé des bombes, assassiné des dirigeants, ils ont fait sauter des quartiers et des maisons, organisé des coups d'état, provoqué des dissensions, mais ils n'ont pas réussi et ne réussiront pas...
Le sang de Rafic Hariri et des martyrs du 14 Mars est plus fort qu'eux tous. Plus fort que les partis des armes, plus fort que les plans d'Assad et de Mamelouk pour saboter le Liban.
Wissam Al Hassan les a découverts, ils l'ont tué.
Et avant Wissam Eid les avait découverts, ils l'ont tué.
Un hommage, en ce jour, le jour de Rafic Hariri, à Wissam Al Hassan, Wissam Eid et tous les martyrs du 14 Mars.
Oui, mes amis, le sang des martyrs les a découverts.

La révolution de l'indépendance les a dévoilés. Ils se sont jetés sur elle avec les flèches de la vengeance ... mais le 14 mars est resté comme le cèdre, un symbole de la fierté nationale, qui ne se brise pas.

Les martyrs du 14 Mars, de Rafic Hariri à Bassel Fleihan, à Wissam Al Hassan, ne sont tombés ni pour des sièges parlementaires, ou des lois électorales, ni pour la présidence du gouvernement, ou pour n'importe quelle poste du pouvoir.
Ceux-là sont les martyrs de la souveraineté, de la liberté et de la coexistence, et non pas les martyrs des différends pour des butins politiques.
Et moi, en cette huitième commémoration de ce martyre, je renouvelle l'engagement de respecter les principes de la révolution de l'indépendance, rester accroché à la voie de modération nationale et faire l'impossible afin de protéger l'unité du Liban et la coexistence entre tous ses fils.

Le temps de la grande question est venu: Est-ce que Liban restera ainsi? Un simple terrain ouvert aux courses des religions et sectes, ou allons-nous poursuivre le travail pour passer à une société nationale unifiée, qui règle ses différents sous l'égide de l'Etat et de la légalité.


C'est une honte politique et nationale que la communauté religieuse devienne l'alternative à l'Etat, ou que le recours à la religion et à la secte prime sur le recours à l'Etat et à ses institutions. En politique, en sécurité, en défense nationale, dans l'administration, le système judiciaire, l'économie, et même dans le choix du mode de vie.

Lorsque le Président Hariri a été assassiné, les drapeaux de toutes les communautés sont tombés, et le drapeau libanais a été soulevé, permettant aux Libanais d'expulser les forces de Bachar al-Assad, avec leurs drapeaux.

Malheureusement, il y a aujourd'hui ceux qui sont attirés par le jeu consistant à baisser les drapeaux libanais et à soulever de nouveau les drapeaux des communautés et des sectes.
Mais le drapeau du Liban restera toujours le plus haut et le Liban restera au-dessus de tous.

Ce n'est pas une coïncidence que la vague d'inquiétudes et de craintes arrive à l'approche des élections et devienne une matière dans la course aux votes.

Je peux vous assurer aujourd'hui que je serai à vos côtés dans la prochaine bataille électorale, quelle que soit la loi et quels que soient les défis et les risques, et ce sur la base d'un projet politique national qui refuse d'aliéner l'état afin de servir les projets d'hégémonie et de partition religieuse.

Quelles que soient la légitimité et la crédibilité de ces préoccupations, je tiens à souligner les constantes déjà annoncées en ce qui concerne la loi électorale. Et, ce qui est plus important encore, en ce qui concerne la correction de la ligne de conduite nationale et constitutionnelle, qui permet de sauver l'entente nationale et de consolider les piliers de la coexistence.

Je reconnais que la vie nationale libanaise est dans une impasse. Une impasse que certains veulent réduire à la loi électorale, alors que nous voyons cette impasse comme l'expression d'un réel défaut, qui a touché le véritable triangle d'or sur lequel doit se fonder l'Etat libanais.
Ce triangle est: la coexistence, la neutralité positive et le monopole du pouvoir.

De là, nous avons pris l'initiative, en nous basant sur l'accord de Taëf, de présenter des propositions claires, concernant des amendements de la Constitution qui touchent la suspension de l'abolition du confessionnalisme politique, la mise en place d'un sénat, et l'adoption de la décentralisation élargie, et l'inclusion de la Déclaration de Baabda concernant la neutralité du Liban dans le préambule de la Constitution.

Quant au monopole du pouvoir entre les mains de l'Etat libanais et de ses institutions juridiques, sécuritaires, militaires, judiciaires et administratives, c'est le point principal de mon discours aujourd'hui.

(Ici, je veux parler franchement et je sais que mes propos ne vont pas plaire à certains).
Le problème des armes au Liban, des armes illégales avec toutes ses fonctions régionales et internes, sectaires, familiales, djihadistes, et expiatoires sont la source des problèmes au Liban.

Tous les Libanais savent que les armes illégales sont une usine qui produit tous les jours des guerres civiles, des discordes entre les sectes, des ilots sécuritaires, des crimes organisés et non organisés, du terrorisme, des " chabbihas " des quartiers, la violation des lois, les enlèvements, la corruption, le banditisme, la contrebande et l'intimidation de l'Etat.

Tous les Libanais savent que le Hezbollah, possède un arsenal d'armes lourdes et de missiles et d'armes légères, qui, dit-on, est plus important que celui de l'Etat libanais.
Et tous les Libanais savent que ceux qu'on appelle les Brigades de la Résistance sont des groupes partisans, religieux, tribaux, familiaux et des services de renseignements, que le Hezbollah fournit en armes et en argent, et qui sont actifs dans toutes les régions libanaises.

Les Brigades du Hezbollah opèrent à Tripoli, au Akkar, Minyeh, Denniye, Zgharta, Batroun, Koura, Kesrouan, Jbeil, Metn, Baabda, Aley, au Chouf et à Saida, en plus de Beyrouth et de sa banlieue et de tout le sud et la Bekaa.

En contrepartie, il y a des armes en petites quantités dans les mains de groupes, de citoyens, d'organisations et de factions libanaises et palestiniennes qui agissent en dehors de la légalité et du droit, dans des villes et des quartiers. Ils ont eu recours à ce choix sous prétexte de légitime défense, à l'ombre du grand incubateur armé du Hezbollah et de ses brigades.
Il s'agit du plus grand danger qui menace la coexistence entre les Libanais.

Le Hezbollah refuse catégoriquement de reconnaître cette réalité et reste attaché à la formule: toutes les politiques au service des armes.
Il est prêt à se désister de la part du parti en tant que pot de vin au Premier ministre moyennant la formation d'un gouvernement qui n'aborderait pas la question des armes.
Il est prêt aussi à suivre son allié, Michel Aoun quant à la loi électorale orthodoxe pour garantir que le Parlement reste sous la mainmise des armes.
Il est prêt à laisser passer le financement du Tribunal international par le gouvernement, et à oublier les campagnes précédentes de Walid Joumblatt et sa position ferme contre le régime d'Assad et le rôle de l'Iran dans la répression du peuple syrien, pour que les armes restent hors de la discussion.
Le Hezbollah refuse de voir le Liban sans cette organisation militaire et sécuritaire que l'Iran a créée tout au long de trente ans. Et c'est là la grande impasse.
Impasse dans laquelle se trouve un état coexistant avec un mini-Etat militaire, au-dessus d'une forêt d'armes illégales de tous les partis et de toutes les communautés: des armes du Hezbollah à celles du Fateh al-Islam et de tous ceux qui sont à l'image du Fateh al-Islam.

(Comme je vous l'ai déjà dit)
Je sais, chers frères et soeurs, que ces propos ne vont pas plaire à une partie des Libanais, en particulier une grande partie de nos frères de la communauté chiite, c'est-à-dire la partie qui estime que les armes du Hezbollah sont une force supplémentaire pour la secte et son rôle.

Mais, malheureusement, c'est la vérité. La sincérité veut que j'attire l'attention sur le fait que lorsque nous nous adressons au Hezbollah, nous n'englobons pas toute la communauté chiite. Nous, du moins, nous ne croyons pas que le Hezbollah est la communauté chiite.

La communauté chiite existe au Liban depuis plus de mille ans, alors que le Hezbollah est un phénomène venu avec l'Iran, il y a trente ans. Mais personne ne peut nier que le Hezbollah prend un large public dans la communauté chiite comme base pour son projet national et régional.
C'est la vérité douloureuse. J'espère que les frères chiites prendront conscience de ses dimensions et de ses risques quant à l'unité islamique, en particulier, et l'unité des Libanais en général.

Je suis certain qu'une catégorie assez grande est consciente de ceci et ferme les yeux, sous le poids des craintes que le Hezb plante quant au sort de la communauté.
Mes frères, le destin des chiites est notre destin. Notre destin est le vôtre et celui de tous les Libanais!

Le Hezbollah a peut-être réussi à effacer la personnalité culturelle pluraliste qui a caractérisé la communauté chiite au fil des décennies, et a éliminé sa diversité politique, et à travers les armes a trouvé un moyen d'effrayer les partenaires et les proches.
Mais ce succès est l'autre face de l'échec du Hezbollah, au niveau des relations des chiites avec les autres groupes nationaux.

Je ne veux pas revenir sur la question des suspects dans l'assassinat du Premier ministre Rafic Hariri, et le refus de les remettre au Tribunal Spécial.

Le tribunal progresse, et les criminels seront punis tôt ou tard. Mais est-il raisonnable que le Hezbollah continue à enterrer sa tête dans le sable, et refuse de voir l'anxiété, l'aliénation et la division sur la scène musulmane, à cause du refus de remettre les suspects et de la logique de l'intimidation de l'Etat.
Est-il raisonnable que le Hezbollah, aujourd'hui encore, interdise la remise de l'accusé dans la tentative d'assassinat de Boutros Harb?
Est-il raisonnable que nous remettions notre destin à vivre ensemble, dans une même ville, un même quartier, et une même maison, à un projet partisan qui refuse que l'Etat soit la référence pour tous les citoyens? Est-il possible, après toutes les expériences amères qu'a connues le Liban, que le Hezbollah insiste à entrainer le Liban, et les chiites en particulier, dans le même cercle vicieux?

Depuis 40 ans, le Liban n'a pas arrêté de tourner dans des épisodes de tension civile et de l'intimidation par des forces extérieures.
Le résultat a été la continuation du démantèlement du tissu national, l'affaiblissement du rôle de l'Etat, et l'encouragement des jeunes au désespoir et à l'émigration.

Tout déni de l'existence d'une fonction directe du Hezbollah dans la vie politique libanaise, est un déni flagrant de l'essence du problème. Nous, quand nous demandons de trouver une solution nationale à ce problème, nous entendons une solution nationale, dans l'intérêt du pays, tout le pays et dans l'intérêt de tous les groupes et leur protection.

Les armes qui protègent les chiites au Liban sont les mêmes qui protègent les chrétiens, les sunnites et les druzes, et tous les Libanais sans exception.
L'Etat est la seule solution, et l'armée libanaise est la seule gardienne de la sécurité nationale.

Ce discours, je l'adresse honnêtement aux musulmans sunnites et chiites, et à tous les Libanais.
Et je le dis, aux sunnites et chiites en particulier, car il y a certains qui craignent pour le Liban de l'aggravation des tensions entre les deux communautés. Nous la nions parfois, et nous travaillons parfois à l'atténuer. Et nous nous retrouvons tous à assurer qu'autant qu'elle s'aggrave, elle ne sera pas une raison pour déclencher un conflit entre les fils d'une même nation.
Les musulmans sages ont pris l'habitude de répéter que l'existence du Liban n'a pas de sens sans les frères chrétiens. Et que ce pays est là pour avoir un message commun musulman - chrétien, spécial en cet Orient.

Aujourd'hui, j'ajoute qu'il n'y aura pas de sens à l'existence du Liban, sans la composante islamique chiite, sunnite et druze, et l'intégration avec la composante chrétienne qui devrait constituer une stimulation commune pour mettre fin aux tensions politiques et aux embuscades confessionnelles.

Moi, je veux chercher avec les frères de la communauté chiite, et avec tous les Libanais, un plus grand espace pour la modération, l'Etat moderne, le monopole du pouvoir aux mains de la légalité, et la neutralité positive qui protège le Liban, c'est-à-dire une plus grande place pour la coexistence, qui n'a pas d'alternative pour nous.

Le régime de Bachar al-Assad tombera inévitablement, et sa chute, si Dieu le veut, sera retentissante, non seulement en Syrie, mais dans tout le monde arabe et le monde entier. Mais cette chute ne sera pas un moyen pour reprendre l'intimidation entre Libanais. Ces dernières doivent s'arrêter à tout jamais.

Par conséquent, je n'appelle à aucune concession pour le 14 Mars, ni le Courant du Futur, ni Saad Hariri, ni pour telle ou telle communauté. J'appelle à des concessions en faveur de l'Etat libanais, de la légalité constitutionnelle, de la loi, de la justice, des institutions militaires et sécuritaires, et pour la coexistence et le message du Liban.

Je veux que vous m'écoutiez bien, j'ai deux mots que je veux dire:
J'ai déjà dit que notre rêve est de célébrer le centenaire de la création de l'Etat du Grand Liban, dans sept ans, en atteignant l'Etat civil du Grand Liban.
Nous avons une feuille de route pour cet Etat. Et nous savons ce que signifie un Etat civil. Nous sommes un courant politique civil, modéré et démocratique, et rien ni personne ne peut nous entraîner vers des positions sectaires, violentes ou extrémistes.

Nous avons présenté une initiative. Mais notre projet ne s'arrête pas à cette initiative. Nous connaissons les erreurs que nous avons faites. Et non seulement nous ne les répéterons pas mais nous voulons les corriger.

Notre projet est d'accorder aux jeunes hommes et aux jeunes femmes le droit de vote à l'âge de 18 ans.
Notre projet est de donner aux Libanais de la diaspora le droit de récupérer la nationalité libanaise.
Notre projet est de donner à la femme libanaise la pleine citoyenneté, inclus le droit de donner à ses enfants sa nationalité et la nationalité de son pays.
Notre projet est de restaurer la position du Liban parmi ses frères arabes, et sur la scène internationale.
Notre projet est de renouveler l'espoir chez tous les Libanais, et encore une fois d'améliorer la situation socio-économique et de développement et de mettre un terme aux conditions terribles dans lesquelles vivent tous les Libanais de toutes les religions et toutes les régions.

Nous sommes l'école de Rafic Hariri, et nous savons, et tous les Libanais savent que nous savons, comment la faire fonctionner.

Lorsque Rafic Hariri a été assassiné, chaque Libanais se souvenait de comment était le Liban et comment était la vie de chaque Libanais avant que Rafic Hariri n'entre dans l'arène politique, et ce qu'elle est devenue après.

Aujourd'hui, chaque Libanais se souvient de comment était le Liban, comment étaient sa vie, ses espoirs, son esprit et sa qualité de vie, non pas avant l'assassinat de Rafic Hariri, mais il y a deux ans, et ce qu'ils sont devenus aujourd'hui.
Aujourd'hui, chaque Libanais peut voir que le problème au Liban réside dans le fait qu'un mini-Etat dévore l'Etat, dévore ses institutions et ses systèmes, dévore le port, l'aéroport, la médecine, la nourriture, le fuel, l'université, l'électricité et les communications.

Aujourd'hui, chaque Libanais est capable de voir que le problème n'est pas une erreur fatale à Ersal, le problème réside dans les armes mortelles répandues dans tout le Liban, parce qu'il existe un mini-Etat plus puissant que l'Etat.



Chaque Libanais se souvient que le rêve de Rafic Hariri était le même que celui de tous les Libanais, de toutes les religions et les régions.

Le rêve de Rafic Hariri était que l'électricité cesse d'être un rêve pour les Libanais.
Le rêve de Rafic Hariri était que le téléphone cesse d'être un rêve, ainsi que les écoles, les universités, les soins médicaux, les routes, l'aéroport, le travail, la justice, la sécurité, la coexistence, le rêve de Rafic Hariri était que l'Etat cesse d'être un rêve pour les Libanais.

Aujourd'hui, en la huitième commémoration de l'assassinat de Rafic Hariri, nous, le Courant du Futur, l'Ecole de Rafic Hariri, et moi Saad Rafic Hariri, nous disons à tous les Libanais: Ce rêve va cesser d'être ...... un rêve.

Nous, avec tous les Libanais, allons transformer ce rêve en réalité.

La première étape est les élections législatives, auxquelles nous participerons ensemble, tous ensemble, avec nos alliés du 14 Mars, avec les Libanais qui croient en l'Etat civil, de toutes les religions et de toutes les confessions, qui croient en un Etat souverain, libre, indépendant, unifié, démocratique et prospère.
La première étape, pour le retour de la confiance, pour le retour de la stabilité, pour le retour des investissements, des emplois, de la vie décente, de la vie nationale, pour le retour de l'espoir, est: les élections.

Nous allons y participer ensemble, pour changer la situation actuelle, le Liban gagnera, et tous les Libanais gagneront.
Rafic Hariri, tu nous manques, tu nous manques, et tu nous manques. Tu es toujours dans nos esprits et dans nos coeurs.

Chers amis, à très bientôt à Beyrouth et dans tout le Liban, si Dieu le veut.
Vive le Liban ".
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