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Politique

Hariri au quotidien “Al-Hayat” : « Nous ne permettrons pas une explosion des tensions sunnites – chiites »

Paris | Le 20 octobre 2012 à 10h09
L'ancien Premier ministre libanais Saad Hariri a déclaré que son absence du Liban ne l’empêchera pas de poursuivre la voie politique du Président Rafic Hariri, ajoutant qu’il est présent tous les jours dans la vie politique libanaise. Il a estimé dans une interview à «Al Hayat » à Paris, après deux rencontres avec le ministre français des affaires étrangères, Laurent Fabius, et le député Walid Joumblatt, que si «le Hezbollah» tient au Liban, il est censé ne pas donner au régime syrien la chance d’aggraver la situation. Il a assuré qu’il est confiant que personne ne veut détériorer la situation au Liban, et il s’est demandé ce qui se serait passé si le complot impliquant l’ancien député et ministre Michel Samaha n'avait pas été découvert.
Il a ajouté qu'il allait aider la révolution du peuple syrien par tous les moyens politiques et médiatiques. Il a dit que sa relation avec Walid Joumblatt est une relation d'amitié, de fraternité et de convergence politique, et qu’ils sont mis d’accord sur le fait que la loi électorale qui a été approuvée par le gouvernement libanais est mauvaise. Il a révélé que le président français Nicolas Sarkozy lui a fait part d’un coup de fil du président syrien Bachar al-Assad lui disant que Hariri ne sera pas premier ministre du Liban, et que le nouveau premier ministre ne fera partie ni du 8 mars ni du14 mars. Hariri a en outre dit que le gouvernement libanais aurait dû adresser une plainte au Conseil de sécurité de l'ONU contre la Syrie pour le bombardement des villages libanais.

Votre absence du Liban s’est prolongée. Certains disent que vous êtes parti pour des raisons de sécurité, et d’autres que c’est pour des raisons financières. Parlez-nous de cette absence et le retour est-il pour bientôt ?

Il ne fait aucun doute que mon absence du Liban a un grand impact sur moi. C’est un sujet qui m’attriste, parce que je ne peux pas vous dire à quel point mon pays et les miens me manquent. Je ne suis pas entré en politique de mon plein gré, mais après le grand séisme provoqué par l'assassinat de mon père. Je suis venu pour poursuivre sa voie et prendre la main d’un large public de Libanais qui croient dans cette voie. Les raisons de ma longue absence sont multiples. Au début, il y avait des circonstances politiques, j’ai trouvé qu’il était nécessaire de m’éloigner pour que ceux qui ont planifié de renverser l'État et la volonté des électeurs montrent leurs prouesses, et comment ils seront capables de gérer les affaires du pays. Après cela, a commencé le «printemps arabe», et tout le monde connaît mon point de vue à ce propos. Lorsque la résolution a été adoptée par le Conseil de sécurité contre la Libye, j'étais président du gouvernement de transition, et nous avions entrepris des négociations à l'Onu pour la décision. Ma position quant à la révolution syrienne était claire dès le premier instant. J’ai annoncé mon soutien au peuple syrien et ce n'est pas un secret, c'est ma position annoncée depuis le début, et je me tiens aux côtés du peuple face à la corruption et à l’injustice d’un régime qui a usurpé les droits de la Syrie et de son peuple. Inutile de rappeler, dans ce domaine, ce qu’a fait ce régime au Liban pendant de nombreuses années, et ce qu’il nous a fait en politique et ailleurs, lorsque nous essayions de nous rapprocher quelque part. Ces développements ont entrainé de nouvelles conditions sécuritaires, qui ont nécessité que je revois tous mes déplacements. En ce qui concerne l'aspect financier, il y a eu une crise économique mondiale, qui nous a frappés quelque part. Mais, Dieu merci, les choses se sont arrangées, et moi et mes frères dans le groupe avons pris des mesures correctives. Je suis ces choses de près, et si Dieu le veut, ca ira bien.

Le 14 mars dont vous êtes le leader, répète que le régime syrien va bientôt tomber. Quelles sont les données que vous avez? Qu'est-ce qui vous fait penser que ce régime va tomber?

L'assassinat du président Rafic Hariri a conduit à la naissance des forces du 14 mars qui sont descendues dans la rue et les Libanais ont vu ce dont ils ont toujours rêvé: le départ du régime de tutelle syrienne du Liban. Et nous avons mis fin à des symboles qui étaient fatals pour le pays. Aujourd’hui, certains d'entre eux sont de retour parce que certaines personnes le voulaient. Mais il n'y a pas d'armée syrienne au Liban, ni de services de renseignements au Liban comme avant. Néanmoins, ils ont de nombreux outils et certains alliés au Liban. Nous croyons que le peuple syrien, courageux et combatif, qui a sacrifié des milliers de martyrs a brisé le mur de la peur. Ce régime ne peut dépasser tous ces sacrifices. Ce régime ne peut pas rester. Nous n'avions aucun moyen de nous défendre après l'assassinat de Rafic Hariri, à l'exception de notre voix. Cette voix a permis d’expulser le régime de la tutelle du Liban. C'est pour cette raison que je suis convaincu que le régime de Bachar al-Assad tombera. Cette injustice qui frappe le peuple syrien et qui nous a frappé dans le passé conduira à l'effondrement du système.

Vous avez dit au ministre français des Affaires étrangères qu’après la chute du régime syrien, le Tribunal Spécial pour le Liban trouvera de nouvelles données sur les assassinats au Liban. Que voulez-vous dire?

Regardez ce qui s'est passé en Libye. Beaucoup de choses sont apparues après la chute du régime, comme l'affaire de Lockerbie ou le cas de l'imam Moussa Sadr. Ces choses-là ne pouvaient être accessibles et maintenant elles apparaissent devant tout le monde. Il ne faut donc pas douter que la chute du régime syrien révélera qui a assassiné Rafic Hariri et quel était le rôle de ce régime meurtrier, duquel nous avons toujours dit qu’il est impliqué, quelque part, dans l'assassinat de Rafic Hariri, et cela apparaîtra.


Aider les rebelles

Comment soutenez-vous la révolution syrienne? Les responsables syriens vous accusent de transporter des armes du Liban vers la Syrie pour aider les rebelles avec le soutien de l'Arabie Saoudite et du Qatar?

Permettez-moi de vous dire que (le ministre syrien de l'Information Imran) Zoubi ou un autre sont utilisés par le régime comme des insulteurs. Bien que nous ne cachions pas notre volonté d’aider la révolution syrienne, tout le monde sait que nous n’avons pas pu nous défendre le 7 mai. Zoubi parle d’un sujet qui nous est étranger. Il nous accuse de terrorisme, qui est une caractéristique propre au régime syrien et ses outils de sécurité. Le régime syrien se comporte comme un régime reconnu au niveau international. Mais ce n'est pas la réalité, car il n'y a plus de reconnaissance arabe et internationale de ce régime. Et en fait, le vrai terrorisme est perpétré par le régime syrien. Le peuple et les rebelles se défendent et nous faisons notre devoir humanitaire et national. Nous voyons des personnes déplacées venir au Liban, en Turquie et en Jordanie et il est de notre devoir humanitaire d'aider ces gens qui sont tués chaque jour. Au début de la révolution, on entendait que 10 à 15 personnes par jour mourraient, mais aujourd'hui, nous entendons parler de centaines de morts par jour. Au mois d’Août, selon certains médias 5000 morts sont tombés. Par conséquent, nous allons aider le peuple syrien par tous les moyens. Nous allons l’aider politiquement et médiatiquement et demander aux états d’aider l’Armée syrienne libre. Nous allons également demander à tout être humain qui a la capacité d'aider l'Armée libre et le peuple syrien de le faire.


Sur la base de ce que vous dites, je conclus que la date de votre retour au Liban n'est pas proche?

Qui a dit cela?

C’est ma déduction.

Ne déduisez rien! (Rire). Je déciderai de la date de retour au moment opportun. Certaines personnes pourraient penser ou sentir que Saad Hariri s’est éloigné du pays, et ils se demandent s'il a renoncé à la politique. Je n’ai pas abandonné et je n’abandonnerai pas. Je n’ai jamais été aussi présent en politique qu’en ces jours d'événements extraordinaires dans la région. Mon absence de Beyrouth porte certains à se poser des questions, mais je suis avec eux en permanence et je vais toujours rester avec eux. J’ai parlé de certaines raisons de mon éloignement de Beyrouth, mais un jour j’expliquerai toutes les raisons.

N’avez-vous pas peur que votre éloignement vous fasse perdre votre popularité sur le terrain?

Il y a des personnes qui travaillent sur le terrain et qui disent aux gens que Saad Hariri est part et qu’il a abandonné ses partisans. Mais que tout le monde sache que Saad Hariri est au cœur de la défense du Liban, de sa dignité et de sa liberté, et qu’il n'abandonnera pas la mission de Rafic Hariri, quels que soient les défis.

Vous avez rencontré le député Walid Joumblatt, qui est dans ce gouvernement que vous critiquez, et il m'a dit que vous n'avez pas parlé du gouvernement, vous attendez-vous à ce que Walid Joumblatt quitte le gouvernement? Voulez-vous, aujourd’hui, la chute du gouvernement?

Je suis dans l'opposition, je veux donc le départ de ce gouvernement. Si le gouvernement tombe demain, je n'aurai aucun problème. Certaines personnes se demandent si les Forces du 14 mars sont prêtes pour cela. Nous sommes prêts. Et certains se demandent ce qui pourrait arriver dans le pays. Mais nous étions au pouvoir et le pays connaissait des crises et rien ne s'est passé. Il y a une équipe qui a des armes, ce sont eux qui décident de l'instabilité, et nous avons vu l’affaire de Michel Samaha et ce que le régime syrien prépare pour le Liban, et nous avons vu ce que les alliés du régime syrien font au Liban. Je n’ai pas abordé la question du gouvernement lors de ma rencontre avec Walid bek comme il vous l’a dit. Ma relation avec Walid Joumblatt est une relation d'amitié, de fraternité et de convergence politique. Nous voyons que le pays traverse une phase difficile et certains craignent que cette situation difficile ne s’aggrave. A mon avis, elle ne s’aggravera pas. Certains pensent que nous créons des problèmes dans les régions du Liban pour effrayer les gens des élections. Mais la convergence entre nous et Walid Joumblatt est une convergence sur les principes, qui remonte à la Révolution du Cèdre et au 14 Mars, à l'indépendance du Liban et à la liberté. Nous sommes attachés à ces principes. Nous ne voulons pas que le printemps arabe crée des démocraties dans les pays arabes, notamment en Syrie, et que nous, au Liban, allions dans la direction opposée à travers l’oppression des libertés. Nous avons une relation stratégique politique avec Walid Joumblatt et nous avons convenu des risques. Nous allons rester en contact directement, et via les jeunes du Parti socialiste et ceux du Courant du Futur, surtout que nous avons une même vision de la révolution en Syrie.

Vous avez dit au ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius que vous craignez la loi électorale qui sera présentée au Parlement?

Il ne fait aucun doute que la loi est mauvaise. Il y a ceux qui disent que la loi de représentation proportionnelle est une décision de réforme. C'est vrai, mais la réforme doit s’appliquer à tous les secteurs du pays. Certains portent des armes et d'autres n’en portent pas. Où est la réforme? Il n'y a pas mieux que la décision d'interdire de fumer dans les lieux publics, mais elle doit être appliquée à tout le monde et ne pas être sélective. Dans le même cadre, si la loi proportionnelle est appliquée, il faut que chacun ait la liberté. Mais les circonscriptions définies par la loi sont regrettables. Cette loi a été préparée à la mesure d'une équipe en particulier. Ils veulent revenir à l'expérience de la loi de 2000 qui faisait face à Rafic Hariri.

Vous avez soulevé la question avec Walid Joumblatt, qu’en pense-t-il?

Nous avons convenu que la loi est mauvaise. Et la position du 14 Mars est claire en ce qui concerne les circonscriptions. Et nous allons nous mettre d’accord au sein du14 Mars afin d'avoir une position unifiée sur cette question.

Vous avez dit à Fabius que vous avez peur de la déstabilisation du Liban, mais vous avez ajouté qu'il y a une décision politique implicite de toutes les parties de ne pas aggraver la situation au Liban. Ceci s’applique-t-il au Hezbollah et aux alliés de la Syrie au Liban?

Si «le Hezbollah aime vraiment le Liban, il ne doit pas donner à ce régime la chance d’aggraver la situation au Liban, parce que ceci ne servirait ni le Hezbollah ni aucun Libanais. Nous avons déjà goûté aux problèmes internes. Je suis convaincu que personne ne veut aggraver la situation au Liban, et s'il y a vraiment quelqu’un qui désire l’aggraver, ce serait un coup de folie. Heureusement que nous avons découvert ce qu’allait commettre Michel Samaha. Que ce serait-il passé si le complot de Michel Samaha n’avait pas été découvert? C’est une question posée à tous les alliés du régime de Bachar al- d'Assad.


Ancien Premier Ministre

Je me souviens d'une version française qui m'a été racontée. Il s’agit de la façon dont le président syrien Bachar al-Assad a déclaré à l'ancien président français Nicolas Sarkozy que Saad Hariri ne sera pas premier ministre, alors que vous étiez en chemin vers le palais présidentiel pour rencontrer Sarkozy. Pouvez-vous confirmer cette version?

En effet, j’étais en route pour rencontrer le président Sarkozy, et quand je suis arrivé, il m'a dit que Bachar al-Assad lui a dit lors d’un appel entre eux qu’il n'accepterait pas Saad Hariri comme premier Ministre au Liban. Sarkozy a répondu qu'il s'agissait d'une décision qui revenait aux Libanais et que eux décident qui ils veulent comme premier ministre. Assad a répondu: Non, je suis sûr que les Libanais ne voudront pas de Saad Hariri comme Premier ministre à nouveau. Et Sarkozy lui a dit: Dans quelques minutes, je recevrai Saad Hariri. Assad lui a répondu: Vous êtes libre de recevoir un ancien Premier ministre. Sarkozy lui a dit: la France rejette ce discours parce qu'elle croit en l'indépendance et en la souveraineté du Liban et vous ne devez pas jouer ce rôle négatif au Liban. Assad lui a dit: Il y aura au Liban un nouveau premier ministre, ni du 14 Mars ni du8 Mars 8. C’est le président Sarkozy qui m’a relaté cela.

Le 14 mars laisse entendre qu’après la chute du régime en Syrie, tous les problèmes vont se résoudre.

Je n'ai pas dit cela. Nous savons tous que l'ingérence syrienne dans la formation des gouvernements existait, même pour le gouvernement actuel. Lors de ma présidence du Conseil aussi le régime syrien et ses alliés faisaient pression. Je me suis excusé la première fois de ne pas former un gouvernement. Puis je l’ai formé, mais ils interféraient constamment. Lorsque le second gouvernement a été formé, ils ont interféré par le biais d'un coup d'Etat comme en témoignent les paroles de Bachar Assad à Sarkozy. Nous avons vu l’interférence négative. Nous voulons mettre fin à ces interventions et nous voulons parvenir à une solution.

Mais les parties libanaises ont toujours eu recours à Damas pour résoudre leurs différends internes?

Ceci était sous le règne du régime Assad et pas avant. Aujourd’hui, l’intervention négative dans les affaires libanaises est le problème et ne va pas se répéter.

Ingérence iranienne

Qu'en est-il de l’ingérence iranienne?

L'Iran n'a pas laissé un endroit où elle n’est intervenue, du Liban à la Syrie, en passant par le Yémen, Bahreïn et l’Irak. Les Gardiens de la Révolution annoncent publiquement qu'ils envoient des troupes pour défendre le régime syrien. Ils parlent clairement de leur ingérence en Syrie. Nous estimons que toute intervention dans les affaires libanaises est inacceptable quels que soient les moyens utilisés. Il faut comprendre en tant que Libanais que nous devons gérer nos affaires nous-mêmes sans l’intimidation d’un autre état. Malheureusement, le régime syrien a utilisé cette méthode et il y a eu des agendas régionaux.

Il a été dit dans certains médias que les camps de réfugiés palestiniens au Liban s’arment en vue d’une bataille contre le Hezbollah après la chute d'Assad. Qu'en dites-vous?

Ce sont des mensonges. Il s'agit d'une tentative d'aggraver la situation au Liban. Commencez par ce qui se serait passé si le complot de Michel Samaha n’avait pas été débusqué. Il y a certains qui ont un intérêt à aggraver la situation et il est de notre devoir d'arrêter ca et de protéger le pays. Cela requiert de ne pas permettre à quiconque de jouer avec la stabilité interne, pour le bien du Liban. Certains disent que la distanciation est dans l'intérêt du Liban, mais le fait de ne pas avoir de position n'est pas dans l'intérêt de la protection du Liban. Protéger le Liban vient de ne pas permettre au régime syrien d’intervenir à l'intérieur du Liban et d’exposer les territoires libanais et les citoyens libanais aux actions militaires des forces syriennes au Akkar et dans la Bekaa. La position officielle libanaise à propos de ces questions est honteuse et ne peut pas durer.

Il y a un grand danger régional de conflit sunnite – chiite. Comment voyez-vous l'avenir de votre relation avec le Hezbollah en la présence ou l'absence du régime syrien?

Je mets en garde contre tout discours confessionnel, qu’il soit sunnite ou chiite. Mais les attitudes politiques conduisent à des tensions confessionnelles sunnites - chiites. Et pour protéger le Liban, il faut être aux côtés des peuples et leur aspiration à la liberté. Les tensions existent et nous devons le reconnaître, mais je considère qu’il y aura au Liban un filet de sécurité aussi longtemps qu’il y aura des hommes qui ne permettront pas à l’explosion d’accéder à la rue. Pour notre part, nous ne permettrons pas que cela se produise au Liban. Certains font des discours incendiaires, populistes et confessionnels et certaines personnes les suivent, mais je les avertis : je serais une épée face à quiconque violera la sécurité et l'intégrité du Liban. Il aurait été facile pour Rafik Hariri de faire des discours enflammés, ou il aurait été facile pour moi de faire des discours enflammés après le 7 mai, mais je ne l’ai pas fait, pour éloigner la discorde. Cela ne signifie pas la distanciation, mais ils ont une position à l'égard d’un régime, auquel nous sommes opposés jusqu'au bout mais de façon démocratique et pacifique. L’important est de voir qui soutient l'opprimé contre l'oppresseur.

Que pensez-vous des réponses du président Michel Sleiman et Najib Mikati aux bombardements syriens sur les villages libanais?

La politique de distanciation permet au régime syrien de bombarder des villages libanais. La position du Président Sleiman est avancée par rapport aux positions ambiguës du gouvernement.

Que peut-on faire?


S’adresser au Conseil de sécurité quand des villages libanais sont bombardés. Que nous manque-t-il ? Rappeler l'ambassadeur du Liban en Syrie, demander l'expulsion de l'ambassadeur de Syrie, et protéger de nos frontières par tous les moyens y compris le déploiement de forces internationales sur les frontières nord et est. La distanciation dans des questions liées à la sécurité du Liban et à son peuple est inacceptable. Si le but est de nous pousser à cesser notre soutien à la révolution syrienne qu’ils sachent que cela n'arrivera pas.

Une traduction en francais de l'interview de l'ancien Premier ministre Saad Hariri au quotidien "Al-Hayat", parue ce matin. Par Randa Takieddine
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