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Politique

Le Hezbollah appelle à élaborer une stratégie de libération, accuse le 14 Mars de vouloir livrer les armes du Hezbollah aux Américains

BEYROUTH | iloubnan.info / NNA - Le 02 aot 2012 à 13h01
Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a accusé mercredi les forces du 14 Mars de vouloir discuter de la stratégie de défense autour de la table du dialogue "dans le but de livrer les armes de la Résistance aux Américains," assurant que son parti voulait parvenir à une stratégie protégeant le Liban et refusant que le dialogue ne se transforme en outil de "chantage contre le président de la République ou le gouvernement."
Sayyed Nasrallah, dont le discours a été transmis sur un écran lors d'un Iftar organisé par le Comité de soutien de la Résistance, a également appelé à "l'élaboration d'une stratégie de libération autour de la table de dialogue, tout comme l'on veut élaborer une stratégie de défense".

"Soumettre les armes du Hezbollah aux discussions autour de la table du dialogue et demander leur livraison à l'armée ne vise pas à protéger le Liban, mais à en finir avec ces armes pour respecter l'engagement du 14 Mars à l'encontre des Etats-Unis", a-t-il dit, avant de souligner le refus de son parti de saboter le dialogue national et de dénoncer le chantage exercé par le 14 Mars qui veut la tête du gouvernement contre sa participation au dialogue.

Sayyed Nasrallah a en outre indiqué qu'à la suite de la victoire de 2000 et l'échec israélien cuisant traduit par son retrait du Liban, venir à bout de la Résistance et de ses armes est devenu un objectif américo-israélien.

"Certaines forces politiques au Liban ont adopté cet objectif et nous nous sommes trouvés devant une nouvelle bataille politique et médiatique, une bataille de négociations sous le titre du retrait des armes du Hezbollah", a-t-il ajouté, notant que la Résistance a refusé le pouvoir et l'argent qui lui ont été proposés contre ses armes par différentes parties, dont les Etats-Unis, parce que sa présence (la Résistance) est une garantie, une force et une protection pour le Liban et pour son peuple délaissé par le monde entier.

Tout en rappelant qu'en l'an 2000, la Résistance avait appelé les autorités libanaises à assumer leurs responsabilités sur les frontières, il a signalé que la Syrie avait refusé, en 2004 et avant la résolution 1559, de laisser tomber les armes du Hezbollah et des Palestiniens contre la bénédiction internationale quant à sa présence au Liban, "parce que pour le président syrien Bachar Assad, la Résistance au Liban et en Palestine fait partie d'une stratégie sécuritaire nationale arabe".

Sayyed Nasrallah a en outre révélé qu'il s'était accordé, avec l'ancien Premier ministre martyr Rafic Hariri, sur la pérennité des armes du Hezbollah jusqu' à ce que la situation régionale globale soit réglée.

"Nous avons accepté de discuter des armes de la Résistance dans le seul but de tranquilliser les Libanais et nous avons participé au dialogue auquel le chef du Législatif Nabih Berri avait appelé sans aucune réserve, dans l'espoir de parvenir à une entente nationale, alors qu'un accord tacite nous reliait à l'ancien Premier ministre Saad Hariri qui avait exprimé sa volonté de poursuivre ce que son père avait entamé (...). Nous avons présenté notre stratégie de défense de façon claire et détaillée autour de la table de dialogue alors que les autres se sont tus, et tout propos sur notre refus de proposer une stratégie est pure insolence", a-t-il martelé.

Il a alors noté que le Liban était protégé, à l'heure actuelle, par un équilibre de la terreur avec Israël. "Le Liban craint Israël et vice-versa. Israël craint les armes qui perdront de leur force si elles étaient entre les mains de l'Etat parce que les Etats-Unis pourraient demander aux responsables de ne pas riposter aux agressions israéliennes", a-t-il expliqué, affirmant que "la meilleure stratégie à l'heure actuelle consistait en l'harmonie et la coordination entre une armée et une résistance puissantes".

"Nous avons besoin d'une stratégie de libération autant que d'une stratégie de défense, afin de libérer les Fermes de Chebaa et les Collines de Kfarchouba qui sont toujours sous le joug de l'occupation", a-t-il clamé, signalant que la partie adverse refusait une telle stratégie qui renforcerait la présence de la Résistance et estimant enfin que "si l'Etat n'élaborait pas une stratégie de Libération, c'est comme s'il chargeait le peuple de cette mission".

Le secrétaire général du Hezbollah a par ailleurs salué "l'institution militaire, son commandant et ses soldats", souhaitant que "les Libanais coopèrent pour préserver et renforcer cette institution afin qu'elle effectue les grandes missions nationales qui lui incombent".
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#Hezbollah, #Hassan_Nasrallah
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