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Politique

Au moins trois morts dans des violences à Tripoli

BEYROUTH | iloubnan.info, avec agences - Le 13 mai 2012 à 21h29
Au moins trois personnes ont été tuées lors d'affrontements à Tripoli entre militants pro- et anti-Assad, après l'arrestation d'un jeune homme proche de l'opposition au régime du président syrien, et soupçonné de "terrorisme" par les autorités libanaises.
Entre samedi soir et la journée de dimanche, des combats de rue ont eu lieu à Tripoli, entre quartiers hostiles et favorables à la révolte dans la Syrie voisine, entraînant le déploiement de l'armée dans la grande ville du Nord du Liban.

Des images diffusées par les télévisions locales montraient des combattants armés de fusils automatiques.

Cette ville portuaire, proche de la frontière nord avec la Syrie, a régulièrement été le lieu d'affrontements sporadiques entre pro- et anti-Assad depuis le début de la révolte syrienne en mars 2011.

Cette fois-ci, tout a commencé quand une centaine de jeunes islamistes a dressé samedi un camp à l'entrée sud de Tripoli, arborant des drapeaux noirs sur lesquels était écrite la profession de foi musulmane, ainsi que des drapeaux de l'indépendance syrienne, symbole de la rébellion en Syrie. Ils s'étaient rassemblés pour réclamer la libération de Chadi Mawlawi, 27 ans, arrêté selon les autorités pour "lien avec une organisation terroriste", explique l'agence AFP, indiquant que les manifestants ont pour leur part affirmé que M. Mawlawi était un sympathisant de la révolte populaire en Syrie, et que c'était pour cela qu'il avait été arrêté, dans un Liban au gouvernement dominé par le Hezbollah qui soutient le régime de Bachar el Assad. "Nous ne lèverons pas le camp avant que mon frère ne soit libéré", a déclaré samedi à l'AFP Nizar al-Mawlawi, le frère de Chadi al-Mawlawi.

Des coups de feu ont éclaté quand ces militants ont cherché à approcher un local du Parti social nationaliste syrien (PSNS), un parti libanais pro-Assad.

Les réactions se sont succédé dimanche parmi les hommes politiques libanais, appelant globalement à la retenue et à ne pas faire de Tripoli une scène d'affrontement sur la situation en Syrie.

Walid Joumblatt a souligné "l'importance de libérer le détenu Chadi Mawlawi et de résoudre cette question conformément aux normes juridiques", dans un communiqué publié par le bureau de presse de son parti, le Parti socialiste progressiste.

L'ancien Premier ministre libanais Saad Hariri a pour sa part estimé qu'on ne pouvait pas réparer une erreur (l'arrestation de Chadi Mawlawi) par "une plus grande erreur" (les violences).

Le président libanais Michel Sleiman a convoqué le Conseil supérieur de Défense pour discuter de la situation.

Quant au Premier ministre Najib Mikati, lui-même originaire de cette ville, il s'est rendu dans la capitale du nord pour y suivre attentivement les développements en cours.
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#Tripoli, #Liban
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