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Politique

Le Conseil de sécurité de l'ONU vote sur l'envoi d'observateurs en Syrie: la Russie "pinaille"

BEYROUTH | iloubnan.info, avec agences - Le 14 avril 2012 à 10h29
UN Emergency Relief Coordinator Valerie Amos (centre) on a visit to Homs, Syria, in March 2012. Photo: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs.
Le Conseil de sécurité de l'ONU doit voter samedi sur un projet de résolution qui autoriserait l'envoi d'observateurs en Syrie dans le cadre du plan de sortie de crise proposé par l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe en Syrie, Kofi Annan.
Vendredi, l'envoyé spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue des Etats arabes pour la Syrie, Kofi Annan, a demandé au Conseil de sécurité de l'ONU d'approuver le déploiement d'une mission d'observateurs en Syrie dès que possible pour surveiller la mise en œuvre du cessez-le-feu. Ce vote doit avoir lieu samedi à 11h heure de New York. Son résultat demeurait encore incertain vendredi soir.

Le texte a fait vendredi l'objet de vives discussions entre les forces occidentales et les alliés de la Syrie, à savoir la Chine et la Russie. Ces deux pays ont déjà opposé leur véto à deux projets de résolution appelant à la fin des violences, qu'ils jugeaient trop contraignants pour Bachar el Assad. Cette fois encore, les négociations ont porté sur la volonté russe de ne pas faire peser trop de pression sur le régime de Damas. La Russie souhaite ainsi un texte court pas trop exigeant vis-à-vis du régime syrien. Mais la France, tout comme les Etats-Unis, le Royaume Uni et l'Allemagne affirment vouloir donner à la nouvelle mission les moyens d'être efficace et demandent donc des garanties de sécurité de la part du gouvernement syrien.

La résolution doit autoriser le déploiement sur le terrain en Syrie d'une équipe d'une trentaines d'observateurs, avant une mission de 250 hommes dans plusieurs semaines.

Cette mission, prévue par le plan de Kofi Annan, a précisément pour objectif de vérifier la mise en œuvre de son plan de sortir de crise en 6 points, y compris, au-delà du cessez-le-feu, le retrait effectif des armes lourdes et des forces armées des centres urbains. Ce retrait n'a pour l'instant pas été rapporté par les ONG et les militants qui ont au contraire noté le maintien des forces militaires dans les villes.

"Nous veillerons à ce que son mandat lui permette d'être crédible et d'exécuter pleinement sa mission," a affirmé à propos de cette mission le porte parole du ministère français des Affaires étrangères lors d'un point presse à Paris vendredi, notant que "les leçons de la mission d'observation de la Ligue arabe, qui avait échoué en raison de l'insuffisante coopération des autorités syriennes, doivent être tirées."

A la veille du vote sur la résolution onusienne, un diplomate a indiqué l'agence AFP que l'issue du vote était "incertaine", précisant que "les Russes pinaillent sur beaucoup de points."

Sur le terrain, le fragile cessez-le-feu prévu par ce plan est entrée en vigueur jeudi matin mais a déjà présenté plusieurs ruptures: samedi, des militants affirmaient que des quartiers de la ville de Homs étaient bombardés par l'armée syrienne. Dès vendredi, quelques affrontements avaient éclaté entre rebelles et armée syrienne; des tirs avaient également visé des manifestants pacifiques qui ont défilé dans l'ensemble du pays, faisant plusieurs morts parmi eux.

La Syrie est secouée depuis mars 2011 par un mouvement de révolte anti-régime, dont la violente répression par les forces de sécurité a fait au moins 10 000 morts et a entraîné la création de l'armée syrienne libre, composée de soldats dissidents. Le régime attribue ce mouvement de révolte, depuis sa naissance, à des groupes terroristes armés et manipulés par des puissances étrangères.
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#Syrie, #ONU, #Kofi_Annan
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