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Numérique

Le drone solaire de Facebook prend son envol

Rue89 - Le 24 juillet 2016 à 08h56
Par Chloé Sartena
Le drone Aquila en vol - Facebook

Facebook a annoncé, jeudi 21 juillet, avoir réussir le premier vol test de son drone géant. C’est la première fois que le drone Aquila, destiné à connecter les endroits les plus isolés du monde, effectue un vol d’essai.

Une vidéo a été postée sur Facebook :

Baptême de l’air réussi

L’appareil est composé d’une grande aile en fibre de carbone de l’envergure d’un Boeing, c’est-à-dire de trente mètres. Pour autant, il pèse seulement 400 kg.

L’entreprise expérimentait depuis plusieurs mois une version réduite d’un cinquième d’Aquila. Cet essai, effectué au Yuma Proving Ground, une base de tests militaire située dans l’Arizona, était le premier vol à taille réelle.

L’engin a volé pendant à basse altitude pendant 96 minutes, alors que le galop d’essai ne devait initialement durer que 30 minutes. Mais l’opération se déroulant sans problème, il a finalement été décidé de laisser voler le drone plus longtemps. L’appareil a pu survoler une zone de près de 100 km.

Facebook a l’intention de multiplier les expérimentations. Son but est d’augmenter l’altitude, la vitesse, et la durée des vols. A terme, le drone devrait pouvoir voler à une hauteur de 18 kilomètres avec une vitesse maximale de près de 130 km/h.

Pour ce premier vol, ce sont des batteries qui ont été utilisées. Par la suite, l’objectif est de maintenir l’appareil en vol de manière autonome grâce à l’intégration au fuselage de l’appareil de panneaux solaires, et cela pour une durée de trois mois. Les panneaux et les batteries devraient donc être en mesure d’emmagasiner assez d’énergie pour que l’appareil puisse voler la nuit.

Un réseau de drones solaires

Ce vol de test a été l’occasion pour les ingénieurs de collecter des données. Elles serviront à vérifier leur hypothèses quant aux réactions du drone en situation réelle : face aux turbulences ou au vent, son aérodynamisme, la fiabilité de son système d’autopilotage ou encore sa consommation d’énergie.

Par la suite, le numéro 1 des réseaux sociaux souhaite que des escadrilles de drones identiques à la version Aquila soient crées.

Placés à haute altitude, et de manière géostationnaire, l’idée serait de relier les drones entre eux par des lasers, mais aussi à des équipements de communication au sol ou des satellites. Ces drones feraient alors office de relais internet pour les régions en dessous d’eux.

Apporter Internet dans les pays émergents

Le projet Aquila est mené dans le cadre de l’initiative internet.org, projet controversé par lequel Facebook ambitionne d’améliorer la connexion internet pour les deux tiers des habitants des zones reculées qui n’y ont toujours pas accès, en particulier dans les pays émergents.

On peut lire dans un billet publié sur Facebook, et partagé par Jay Parikh, ingénieur en chef chez Facebook :

« Nous sommes enthousiastes à l’idée de continuer ce projet et beaucoup d’autres comme celui-ci, pour aider à apporter une connexion aux milliards d’habitants qui en sont dépourvus. »

L’entreprise est pressée. Google a le même projet, mais tente de son côté, de le mener à bien avec des ballons gonflables. Ce projet Loon est également bien avancé.

Mais la route est encore longue. C’est bien ce que reconnaît Jay Parikh sur son blog :

« Cette première réussite nous a rassuré, mais il nous reste encore beaucoup de travail. »

PUBLIÉ INITIALEMENT SUR
Rue89
Tags
#Aquila, #Drone, #Facebook
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