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  Reportage
Ella Zahlan, african queen
Par Élodie Morel Lebbos
Le 01 mars 2007
 
Du Gana où elle est née, elle a rapporté une sensualité qui imprègne ses créations. La Libanaise Ella Zahlan fait aujourd’hui partie des designers qui comptent dans le monde de la haute couture. Nous l’avons rencontrée fin janvier à Paris, pendant la semaine des défilés printemps été 2007.
 

reportage
« Quand j’étais jeune fille, à l’école, je portais un soutien-gorge vert, parce que je savais qu’il se verrait à travers mon chemisier blanc. Et puis, j’avais toujours besoin de customiser mon uniforme : un pli par ci, une fronce par là… Qu’est ce que j’ai pu être punie pour ces incartades ! » Aujourd’hui, Ella Zahlan, n’a plus besoin de s’habiller choc pour assouvir son désir de création. Du reste, selon elle, la femme doit s’habiller « avec originalité, mais sans pour autant être trop excentrique ». Le jour de notre rencontre, elle porte un simple sweater blanc et un jean. Avec quelques touches de couleurs brillantes sur son sweater, quand même. La jeune femme (on lui donne une petite quarantaine d’années mais on n’en saura pas plus) est particulièrement sympathique, bien loin des comportements hautains qu’on peut apercevoir ça et là dans le monde de la mode.

Ella Zahlan est née au Gana, en Afrique. Pendant son enfance et son adolescence, elle va et vient entre le continent africain et le Liban, avant de s’installer à Beyrouth : elle commence par suivre des études de stylisme à l’école libanaise CAMM en 1986. Puis à la fin des années 88, elle commence à travailler. Elle crée son atelier en 1990. Aujourd’hui, Ella emploie quarante personnes dans son atelier et sa boutique installés à Naccache. Elle se consacre principalement à la haute couture, mais pour développer encore davantage son affaire, elle pense sérieusement à développer une activité de prêt-à-porter de luxe : « Dans le prêt-à-porter, on travaille sur une trentaine de pièces qu’on pourra vendre, et pas seulement sur deux ou trois comme c’est le cas en haute couture, explique-t-elle. C’est un marché intéressant ».

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