C’est une femme de caractère que Zuhair Murad met en lumière dans sa collection printemps été 2007, intitulée « Le sacre du romanesque ». Une femme impériale, inspirée par le personnage de Joséphine de Beauharnais. La taille empire marque des robes de reines. Tulle et organza, mousseline et shantung, satin duchesse, dentelles et brocarts : autant d’étoffes éclatantes comme des bijoux, brodées de fils d’or et d’argent, rehaussées de perles et de pierres, de strass, de cristal. Les volants, les drapés et les plissés se marient dans de subtiles superpositions. Fourreaux épousant les courbes ou virevoltantes et tournoyantes, les créations de Zuhair Murad mettent la femme sur un piédestal. Les références à la Grande Histoire se succèdent sur des modèles fascinants : lauriers de César, aiglon triomphant, couronnes néoclassiques, fleurs Renaissance, manche caftans tels des trophées d’Orient, brideries ciselées comme des bronzes antiques, tout un travail minutieux enveloppe la silhouette de romantisme. Quant aux couleurs : bronzes et mordorés, vieux rose, turquoise trésor, vieil argent, parme passé, nacre grisée, vert cuivré… chatoyantes d’ombres et de lumières, parfois scintillantes, les couleur donne une âme à ces créations. Pour clore le défilé, quatre robes de mariée dévoilent un camaïeu de blanc habillé d’or, d’argent ou de perles, des collerettes ou des drapés, des lacets et un sillage de tulle. |