Interviews Iloubnan http://www.iloubnan.info/fr/rss Interviews Iloubnan fr_Fr Tue, 02 Dec 2008 16:12:14 EET Tue, 02 Dec 2008 16:12:14 EET http://www.iloubnan.info lara@ebizproduction.com lara@ebizproduction.comDr. Jacques Mokhbat : « Le drame du Liban, c’est que nous vivons la libération sexuelle en pleine épidémie de SIDA, et avec une mentalité pré-ottomane » http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/30089 Le 1er décembre, c’est la journée mondiale du SIDA. Le docteur Jacques Mokhbat, de la Société Libanaise du SIDA, sonne l’alarme sur une épidémie qui gagne du terrain au Liban, même si les chiffres font état d’un nombre de cas déclarés relativement limité. Il insiste sur la nécessité d’informer les plus jeunes avant tout et de toute urgence, dénonçant d’une part une société qui refuse de vivre avec son temps, et d’autre part des professionnels de la santé qui gèrent mal leur responsabilité vis-à-vis des patientsMarie-Thérèse Khair Badawi : «L’hyménoplastie est une spécificité de certaines sociétés traditionnelles, où le corps de la femme est une propriété de la famille et de la communauté, ainsi qu’un symbole d’honneur». http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/24391 Sous des apparences de frivolité et de libération, certaines femmes libanaises restent attachées à de nombreuses valeurs traditionnelles, notamment la virginité. Souvent, ces femmes ne consomment pas, ou consomment à moitié leurs relations en se limitant au flirt ou à des pratiques sexuelles susceptibles de préserver leur hymen. D’autres vivent pleinement leurs relations sexuelles, mais se font reconstituer l’hymen à la veille de leur mariage, par peur de perdre un « bon parti ». Marie-Thérèse Khair Badawi, professeure à l’Université Saint-Joseph, mais aussi psychologue clinicienne et psychanalyste, fait avec nous le point sur cette pratique qu'est l'hyménoplastie.Tamirace Fakhoury : «La femme libanaise n'a pas encore trouvé son chemin» http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/29257 Née en 1974 au Liban et vivant actuellement en Allemagne, Tamirace Fakhoury est de passage à Beyrouth à l’occasion du Salon du Livre francophone, où elle participait ce 28 octobre à une soirée poésie organisée par Cedrona. Elle s’apprête également à sortir son nouveau livre, Hémisphères, aux éditions Dar an Nahar. C’est à seulement 9 ans que cette jeune femme pleine de vivacité publie son tout premier recueil de poèmes arabes : Le pays de l’empereur et l’enfant perdu. A partir de 1996, elle publie trois recueils poétiques en français, chez Dar an Nahar : Aubades, Contre-marées (2000) et Poème absent (2004). Tamirace Fakhoury a également participé en 2007 avec douze écrivains libanais au programme de rencontres « Les Belles Etrangères », à Paris, en province et à Bruxelles. Elle évoque avec nous la guerre, la femme orientale, et surtout la place de l’écriture et de la poésie dans sa vie.Massoud Achkar : « Je me bats pour les prérogatives des chrétiens » http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/29160 Cela fait longtemps que Massoud Achkar a déposé les armes. Alors qu’il envisage à 52 ans de se présenter aux élections législatives de 2009 en tant que candidat maronite d’Achrafieh sur la liste composée par le Courant patriotique libre et le Taschnag, il revient avec nous sur son passé de combattant pendant la guerre civile libanaise, et sur les combats qu’il mène aujourd’hui, sur le terrain politique et social cette fois-ci, pour l’avenir de son pays.Christine Aswad Sfeir: éminente femme d’affaire http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/29042 Depuis une dizaine d'années, Christine Aswad Sfeir se distingue dans le monde du service alimentaire libanais : Directrice Générale des trente branches de la chaine Dunkin' Donuts au Liban, elle vient de lancer, après une bonne expérience dans le domaine de l’industrie alimentaire, son nouveau restaurant « Semsom » à Achrafieh. Christine Sfeir est connue pour sa jeunesse d’esprit et son énergie, qui lui ont permis d’atteindre un maximum d’objectifs en un temps très court.Entretien avec Rita Hatem, coach de vie : « Le rôle du coach est d’amener la personne à devenir le meilleur d’elle-même » http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/28805 Au Liban, si le coaching d’entreprise a déjà des adeptes, le « coaching de vie » n’en est qu’à ses balbutiements. Ingénieur Télécom en France chez Alcatel puis Ericsson, Rita Hatem a choisi il y a huit ans de quitter le monde de l’entreprise et de se lancer dans l’activité de « coach de vie », son métier depuis plus de deux ans au pays du Cèdre, où elle est pour le moment la seule à exercer cette profession.Joana Hadjithomas et Khalilk Joreige : que peut la représentation au Liban ? http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/28387 Joana Hadjithomas et Khalilk Joreige : deux plasticiens-cinéastes que le hasard du destin a réunis dans une synergie artistique et une dualité complémentaire. Ils ont fait leurs études universitaires ensemble, et depuis ils travaillent et produisent à deux. Leurs films ont circulé dans le monde entier et ont gagné plusieurs prix. Leurs créations se situent essentiellement dans la mouvance de l’art qui fait réfléchir et qui appelle à la rencontre. Leurs thèmes approchent la question universelle de l’immersion de l’individu dans la société, ainsi que les représentations possibles des traces de la guerre. Après le tournage de leur dernier long métrage, « A perfect day », ils se sont installés en France avec leur petite fille suite à l’invitation de 1001productions, la maison de production avec laquelle ils collaborent depuis des années. Pour eux il ne s’agit pas d’exil car leur attachement à la mère-patrie demeure organique. Leurs dernières créations : une installation photos- vidéos à l’Espace Topographie de l’art (Paris) intitulée « où sommes-nous ? Penser Et “ Panser ”» et la finalisation d’un long métrage avec Catherine Deneuve. Iloubnan.info a rencontré les jeunes cinéastes à Paris et leur a posé quelques questions.Clément Duhaime: ''Les Jeux de la Francophonie sont une fête de la Jeunesse'' http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/28211 La préparation de la 6e édition des Jeux de la Francophonie, qui aura lieu au Liban du 27 septembre au 6 octobre 2009, a été officiellement lancée à Beyrouth le 28 août lors d'une conférence de presse au Sérail par le Premier ministre libanais Fouad Siniora, et par Clément Duhaime, Administrateur de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Ce dernier revient avec nous sur le sens de ces Jeux, et sur ce qu'ils peuvent représenter pour le pays du Cèdre, au-delà de leur aspect sportif et culturel.Nicolas Sehnaoui : « Il faut rassurer et conforter toutes les communautés avant d’aller vers la laïcité » http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/28073 On peut  embrasser une carrière d'homme d’affaire tout en restant attentif aux problèmes économiques et sociaux de son pays et en se passionnant pour la chose publique. Nicolas  Sehnaoui, 41 ans, est responsable du Comité économique du Courant Patriotique Libre. Après avoir dirigé avec succès durant 8 ans une société d’assurance vie et avoir siégé au conseil d’administration de sociétés prestigieuses dont une des principales banques de la place de Beyrouth, il se consacre exclusivement aujourd’hui à la politique. Alors qu’il envisage la possibilité de se présenter aux élections législatives de 2009 à Achrafieh, il nous confie l’origine de son engagement politique et militant, et de sa fidélité envers le général Michel Aoun.Interview de Dani Klein, la voix de ‘’ Vaya con Dios’’ http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/27862 Tanguy, l’animateur vedette du matin sur la radio Light FM, recevait il y a quelques semaines à Byblos Dani Klein, la chanteuse du groupe Vaya Con Dios. Polyglotte, la chanteuse belge revient avec lui sur l’évolution de ce groupe qui, oscillant entre blues, rock, pop et latin, s’est rendu célèbre dans les années 80 avec la chanson « Just a friend of mine ».Roger Eddé: « Il faut construire un équilibre des forces entre le Liban et la Syrie » http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/27787 Marquant la reprise des relations entre le Liban et la Syrie, au point mort depuis l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri en 2005, la visite à Damas du président libanais Michel Sleimane à son homologue syrien Bachar El Assad a suscité des réactions mitigées au Liban. Les deux chefs d’Etat ont décidé, à l’issue de leurs discussions, de nouer des relations diplomatiques pour la première fois depuis l’indépendance des deux pays, proclamée il y a soixante ans à la fin du mandat français. Roger Eddé, partagé entre espoir de réconciliation et méfiance à l’égard de la Syrie, nous livre sa vision d’un éventuel rapprochement syro-libanais. Cet avocat international a fondé en 2006 Assalam, un parti libéral « à l'occidentale », dont la priorité est la « déconfessionnalisation » de l'État.Comment soutenir le développement des PME au Liban ? Entretien avec Stéphan Bourcieu http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/27300 Quelle est la situation des petites et moyennes entreprises libanaises ? Stéphan Bourcieu, Directeur Général du Groupe ESC Dijon Bourgogne (France), enseigne régulièrement le management stratégique et la technique du Business plan à l’Ecole supérieure des affaires de Beyrouth. Ce dirigeant de 36 ans compte parmi ses élèves bon nombre de futurs chefs de petite et moyenne entreprise. Il décrypte avec nous le comportement des dirigeants libanais de PME, et définit quelques moyens susceptibles d’aider ces entreprises à se développer au Pays du Cèdre.Walid Maalouf, le « parrain » de la Résolution 1559, dans une interview exclusive à iloubnan.info http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/28089 Certains le désignent comme « le parrain de la Résolution 1559 », d’autres se souviennent de lui comme de l’homme qui a fait face au délégué syrien aux Nations Unies en se faisant l’avocat du Liban. Plusieurs Américains l’identifient comme le Libanais nommé aux Nations Unies par le Président Bush. Toutefois, ce qui compte le plus pour Walid Maalouf, c’est d’être tout simplement considéré comme « un libanais ». Au cours d’une visite discrète au Liban, iloubnan.info a obtenu avec lui un entretien exclusif. Directeur de la Diplomatie publique pour les affaires du Moyen-Orient et de la MEPI), il a lors de cette discussion évoqué la période de travail post-résolution 1559 et a dévoilé la publication d’un nouveau livre en 2009.Pierre Bourrier : « Beyrouth ne devrait pas chercher à cloner les grandes villes du Golfe » http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/26714 Quel œil un acteur majeur de la construction porte-t-il sur la capitale libanaise et l’architecture de ses quartiers les plus récents ? Venu à Beyrouth animer la conférence de l’Ecole Supérieure des Affaires (ESA) organisée le 6 juin sur le thème des Grandes Écoles françaises au XXIème siècle, M. Pierre Bourrier, Directeur Général du Groupe ArcelorMittal, a bien voulu à cette occasion nous confier son point de vue sur la ville de Beyrouth, ses tours du bord de mer, son dynamisme, son potentiel… et sur l’efficacité des Libanais.Joseph Sarkis : «Le Liban ne peut pas se permettre d’aller vers un tourisme de masse» http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/26640 Joe Sarkis, ministre du Tourisme libanais de 2005 à 2008, l’affirme : pour la saison d’été 2008, « on prévoit un nombre de touristes s’élevant à 1 600 000, des chiffres proches de 2004, année record pour le tourisme libanais ». iloubnan.info a rencontré Joe Sarkis afin d’en savoir plus sur la politique menée par le ministère du Tourisme pour mettre en valeur le patrimoine touristique du Liban. Il nous confie l’importance qu’il accorde au tourisme, selon lui le « pétrole du Liban ».Lancement de Woopra : rencontre avec Elie Khoury http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/26555 Après un an d’analyses et de travail ardu, deux jeunes webmasters libanais ont lancé un nouveau programme permettant aux responsables des sites web de suivre leurs internautes et d’analyser leur comportement sur le net : Woopra a ainsi été créé par Elie Khoury et Jad Younan, qui se sont imposés en peu de temps sur le marché de la technologie, renversant tous leurs adversaires. iloubnan.info a interviewé Elie Khoury.Ghada Eid : « Les Kataeb sont aussi une résistance ». L’animatrice vedette de la New TV accorde une entrevue exclusive à iloubnan.info http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/26486 Dans un pays marqué par les problèmes politiques, économiques et existentiels, et en pleine stérilité du premier, du second et du troisième pouvoir, l’un des derniers moyens pour atteindre la justice reste le quatrième pouvoir : la Presse. Ghada Eid, l’animatrice du programme télévisé Al-Fasad (« la corruption ») sur la chaîne New TV, se distingue parmi les défenseurs de la justice. Son programme, diffusé depuis trois ans, traite de sujets délicats. Au cours d’une entrevue exclusive avec iloubnan.info, Ghada Eid a abordé des sujets personnels et professionnels, allant du début de sa carrière aux sujets diffusés par « Al-Fasad ».Hoojoozat.com : le petit frère électronique de Nakhal http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/26216 Acteur majeur du secteur touristique avec sa mythique agence de voyage libanaise Nakhal, qu’il a fondée en 1959, Elie Nakhal s’est lancé cette année sur Internet en créant le site Hoojoozat.com. Comme son nom l’indique (hoojoozat veut dire « réservation » en arabe), ce site e-commerce est dédié à la réservation en ligne d’hôtels dans le monde entier. Il est géré par la société Hoojoozat : distincte de la société Nakhal, elle en constitue néanmoins un véritable prolongement électronique et lui ouvre les portes vers une clientèle internationale. Entretien avec Elie Diab, directeur de la société Hoojoozat.Simon Abkarian : « Le Liban est une terre extraordinaire » http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/25988 Pénélope ô Pénélope est une pièce écrite et mise en scène par le comédien / metteur en scène Simon Abkarian. Présentée au théâtre National de Chaillot à Paris jusqu’au 14 juin, elle se jouera également au théâtre national de Toulouse du 14 au 24 octobre 2008. Captivante, emplie de sens et de métaphores, Pénélope ô Pénélope s’inspire du récit d’Homère, mêlant l’ici et l’ailleurs, l’aujourd’hui et le demain, les portes du souvenir et les parois de la mémoire. Le tout sur fond de “ soleil noir de la mélancolie’’. La pièce aborde des thèmes comme l’attente, la cristallisation, le retour, la rédemption, l’espoir : Une femme est folle d’amour pour un fantôme - son fantôme, celui qu’elle a aimé un jour - elle l’attend pour toujours: “Tout n’est pas perdu, rien n’est jamais perdu.’’, crie-t-elle, seule, livrée à elle-même. Le guerrier reviendra-t-il ? Rencontre avec le charismatique Simon Abkarian, qui évoque avec nous le théâtre, les femmes… et le Liban.Prêt « chirurgie esthétique » de la First National Bank… La beauté n’est plus un luxe ? http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/28090 « La beauté est dans les yeux de celui qui regarde » disait Shakespeare. Pourtant, avec les progrès de la médecine, et spécifiquement ceux de la chirurgie esthétique, la citation est devenue « La beauté réside dans les mains de ceux qui ont de l’argent ». Par conséquent, First National Bank a décidé de faire de la beauté une possibilité pour le plus grand nombre et a lancé, il y a un an déjà, le prêt pour la chirurgie esthétique. Ce prêt a ravi pas mal de monde et a suscite l’intérêt des media nationaux et internationaux. Le but essentiel de la First National Bank etant selon elle d’innover, elle a en effet abouti à une invention, le premier prêt pour la chirurgie esthétique au monde. M. Joseph Azoury, le directeur de la branche de Jounieh de la First National Bank, a partagé avec nous l’histoire du succès de ce « beau projet » de la FNB.Entretien avec Taylor Stevenson, organisatrice de l’exposition Live Debris : de l’art dans nos poubelles http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/25897 Live Debris est un projet collaboratif destiné à faire connaitre et a promouvoir le recyclage sous forme d’art, d’artisanat ou de design. Présente à Beyrouth de mars à juin, l’artiste américaine Taylor Stevenson, 26 ans, enseigne les techniques de recyclage des matériaux et organise dans le cadre de Live Debris une exposition artistique d’objets fabriqués à partir de matériaux habituellement mis au rebut. Via des événements gratuits et ouverts à tout le monde, le projet met ainsi en lumière des programmes et des individus qui, peu à peu, changent les habitudes de leurs communautés en utilisant les déchets de manière créative.Robert Zogby : « Nous avons perdu la majorité des touristes provenant du Golfe » http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/24947 Après l’impact désastreux de la guerre de juillet 2006 sur le tourisme au Liban, l’hiver 2008 était attendu avec impatience par les professionnels du secteur. Malheureusement, la saison n’a pas permis de combler leurs attentes. Le ministère du tourisme tout comme l’ensemble du secteur ont décidé de toujours davantage miser sur les touristes libanais de la diaspora. Une cible à fort potentiel et qui semble bien décidée à continuer à profiter du Liban malgré l’instabilité du pays : selon l’administration centrale des statistiques, sur les 2 140 591 voyageurs entrés au pays du Cèdre l’an dernier, 914 716 (soit plus de 42%) étaient libanais. Alors comment survit aujourd’hui le secteur touristique ? Pour y voir un peu plus clair, nous avons souhaité observer de plus près l’exemple d’un des acteurs majeurs du secteur hôtelier au Liban : Robert Zogby, PDG de l’Hôtel Intercontinental Mzaar, a bien voulu passer en revue avec nous son bilan de l’hiver 2008.Omar el Turk: joueur de basket libanais… et fier de l’être ! http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/501 Omar el Turk est l’un des joueurs de basket les plus prometteurs du Liban. Il a fait preuve d’un style remarquable et a réalisé des performances époustouflantes lors de sa récente participation à l’équipe nationale et en tant que joueur principal de la première équipe du Riyadi Club. Ce Libanais de 26 ans est célèbre pour son amour du basket mais aussi et surtout pour son amour pour son pays !Issa Makhlouf : « La guerre n’est que la mère nourricière de notre histoire et de nos civilisations » http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/24657 Ecrivain et poète, Issa Makhlouf est né au Liban et réside à Paris. Docteur en Anthropologie sociale et culturelle (Université de la Sorbonne), il a publié plusieurs ouvrages en langue arabe et française, et a traduit également des auteurs français et latino-américains. Issa Makhlouf est également journaliste, responsable du programme «Autour de l’actualité » à Radio Orient (Paris). Il était conseiller spécial des affaires sociales et culturelles à l’ONU, à New York, dans le cadre de la 61ème session de l’Assemblée Générale (2006-2007). Alors que l’on célèbre les 125 ans de la naissance de Gibran Khalil Gibran, il évoque avec nous l’œuvre de ce poète qu’il connait bien. Il nous parle aussi de son rapport à la guerre. Parmi les publications de Issa Makhlouf : Beyrouth ou la fascination de la mort, Editions de la Passion, Paris 1988 ; La solitude de l’or, Editions Al Jadid, Beyrouth, 1992 ; Egarements, traduit de l’arabe par Jamel Eddine Bencheikh, Editions André Biren, Paris, 1993 ; Rêves d’Orient (Borges aux confins des Mille et Une Nuits), Editions An-Nahar, Beyrouth, 1996 ; Mirages, traduit par Nabil El Azan, Editions José Corti, Paris, 2004; La Pomme du Paradis (Réflexions sur la culture contemporaine), Editions Al-Markaz Assakafi Al-Arabi, Beyrouth, 2006.Selon l'AFDC, la montagne libanaise est menacée par l’exode rural http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/244 L’ONG environnementale AFDC (Association pour les forêts, le développement et la conservation) organise pendant tout l’hiver une campagne pour le reboisement des forêts au Liban. L’association se dit globalement inquiète pour la montagne libanaise, menacée par des problèmes socio-économiques aussi bien qu’environnementaux.L’argent de la diaspora intéresse les banques libanaises http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/24478 Plus aisés, plus nombreux que les locaux : depuis quelques années, les expatriés libanais intéressent beaucoup certaines banques du Pays du Cèdre. Elles leurs proposent notamment des prêts spécifiques, pour l’achat de résidences au Liban. Ces nouveaux produits permettent aux banques de conquérir de nouveaux clients à l’étranger, souvent plus exigeants que les locaux. Pour les établissements bancaires libanais, c’est un vrai challenge, d’autant que ce marché des expatriés est de plus en plus agressif. Trois questions à Jihane Souaid, responsable des Ventes et des Produits pour expatriés à la Lebanese Canadian Bank à Beyrouth.Issam Khalifé : « Les fermes de Chebaa sont libanaises » http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/1505 Issam Khalifé, historien et professeur à l’Université Libanaise, a publié un ouvrage en arabe en 2006 sur Les frontières entre le Liban et la Syrie – les tentatives de délimitation et leur démarcation entre 1920 et 2000. Son livre s’appuie sur de nombreux procès-verbaux, français, libanais et syriens attestant de la libanité des fermes de Chebaa et du village de Nekhailé. Issam Khalifé est membre du comité ayant présenté au Conseil de sécurité de l’Onu, un dossier prouvant que les fermes de Chebaa sont libanaises. Son projet est de placer le secteur des fermes de Chebaa sous tutelle des Nations-Unies.Cauchemar en trois mouvements : scène de guerre, scène de vie http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/1474 La pièce Cauchemar en trois mouvements, qui se joue jusqu’au 17 février au Tremplin Théâtre à Paris, est née de la collaboration étroite de Caroline Hatem, Nadine Chéhadé et de Nadine Malo. L’univers de cette œuvre est marqué par le contexte de la guerre de juillet 2006 au Liban. Quand on sort de la pièce, on ne peut qu’être marqué par l’interprétation époustouflante de la comédienne Nadine Malo, admirable sur scène. Entre souvenir et devenir, l’œuvre se place sous le signe du monologue. Sur scène, Nadine Malo toute de noir vêtue, le regard vif et captivant, s’allonge, s’accroupit, danse, murmure, crie, mais ne cesse de parler : de séparation, de politique, de Joy son amoureux, de maternité, de sa mère, des frontières, de la vie, de la mort... Egalement metteur en scène de la pièce, elle a tenu à ce qu’elle comporte des informations d’ordre factuel – utilisation d’armes interdites, massacre de soldats de la Finul – ainsi que des considérations d’ordre politique. Ces éléments (ainsi que des passages émouvants sur la colère, la peur et les rapports avec les journalistes étrangers) sont notamment issus du blog de Nadine Chéhadé, qui en complétant le journal tenu pendant la guerre de juillet 2006 par Caroline Hatem, fondent ainsi le texte de la pièce. Rencontre avec Caroline Hatem.Zeina Abirached, de Beyrouth à Angoulême http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/1475 Née en 1981 à Beyrouth, Zeina Abirached se passionne dès son jeune âge pour la bande dessinée et l’animation 2D, elle est d’ailleurs l’auteur entre autre du court-métrage d’animation Mouton (Sheep). Elle a déjà publié plusieurs ouvrages (dont le livret [Beyrouth]Catharsis) et participe régulièrement à de nombreux événements littéraires. Son premier album de bande dessinée, Le jeu des hirondelles, fait partie de la sélection officielle du festival international de la bande dessinée d’Angoulême, organisé en France du 24 au 27 janvier.Ibrahim Maalouf : une musique pour toutes les diasporas… http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/1476 Alors qu’il a récemment sorti son premier album solo et qu’il prépare une tournée internationale, le jeune musicien français d’origine libanaise Ibrahim Maalouf se produit en concert le 22 janvier au Café de la Danse à Paris. Le son magnifié de sa trompette charme et envoûte le public, jusqu’à lui couper le souffle. Lauréat de nombreux concours, ce jeune virtuose de 27 ans au parcours pavé de prix (dont particulièrement le 1er prix du National Trumpet Competition à Washington DC en 2001, et le 2ème prix ex aequo du concours international de la ville de Paris Maurice-André en 2003) est issu d’une famille d’artistes : son grand-père est le musicologue, journaliste et poète Rushdi Maalouf. Son père, Nassim Maalouf, est l’inventeur de la trompette à quarts de tons. Sa mère, Nada Maalouf, est pianiste. Et son oncle est le fameux écrivain libanais Amin Maalouf.Comment sensibiliser les jeunes Libanais aux dangers du tabac ? Entretien avec les Dr Zeidan Karam et Tania Abou Nohra. http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/249 Si la consommation du tabac devient de nos jours l’un des enjeux essentiels en matière de santé publique au niveau mondial, qu’en est-il de la situation au Liban ? Dans ce pays où il n’est pas rare d’offrir par convivialité à ses visiteurs des cigarettes minutieusement posées sur un plateau argenté, quelles campagnes de lutte peut-on envisager ? Entretien avec les Dr Zeidan KARAM et Tania ABOU NOHRA, deux spécialistes concernés par l’impact du tabac sur la santé des Libanais : le Dr Zeidan KARAM, (professeur agrégé des Centres Hospitaliers Universitaires de France et professeur à la Faculté de Médecine de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth), a exercé pendant vingt ans en tant que chef de service de cardiologie à l’Hôpital Saint Georges de Beyrouth. Il est aussi l’auteur du livre « Le Tabac, cette drogue légale ». Le Dr Tania ABOU NOHRA est spécialiste en dentisterie pédiatrique et propose de nouvelles mesures de lutte contre le tabac à destination des jeunes Libanais.Think Lebanon met en avant de jeunes artistes libanais en Suisse http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/247 Créée en Suisse par des Libanais de la diaspora, l’association Think Lebanon organise des manifestations culturelles qui mettent en avant de jeunes artistes libanais, et reverse les fonds récoltés à des associations caritatives, qui œuvrent au Liban sur le front social.Lamia safieddine-Delapierre : « Danser, c’est vivre » http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/226 Lamia safieddine-Delapierre, chorégraphe et danseuse d’origine libanaise et marocaine d’adoption, est parmi les premiers artistes à moderniser la danse dans le monde arabe. Puisant dans la tradition maghrebine. L’élégance des mouvements font de son spectacle un véritable et juste voyage de la poésie du corps à travers la diversité culturelle, où la danse devient une expression du croisement et de l’échange constructif."Le fou d’Omar" à l’Espace Tournesol : récit d’exil http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/225 Ce pourrait être l’histoire « classique » d’une famille libanaise qui quitte le Liban meurtrier pour s’installer au Canada, et tenter de tout recommencer, ensemble. Mais bien plus qu’un récit d’exil, la pièce « Le fou d’Omar » explore à travers trois personnages intemporels les thèmes de l’identité, la foi, la folie, la famille, la peur, l’amour. Décryptage avec le metteur en scène Nabil El Azan.Rabih Mroué : "Ce qui est le plus dangereux, c’est l’autocensure" http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/224 Darina Al Joundi : regard sur l’intimité des femmes http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/60 Sensuel, drôle et cru : trois adjectifs qui décrivent parfaitement le texte de Darina Al Joundi sur le salon de beauté beyrouthin de Zahra l’esthéticienne, publié dans le dossier Spécial Beyrouth de la revue La Pensée de Midi[1] Sensuel parce qu’il est imprégné de parfums, de sons et de la texture collante de la halawa, cette pâte à base de sucre et de citron utilisé pour s’épiler. Drôle, parce qu’il décrit des situations comiques comme si on y était. Et cru, parce qu’on y est souvent à poil, et qu’on y parle beaucoup de sexe, en particulier celui des femmes, en n’ayant pas peur des mots. Zahra. Dans l’intimité d’un salon de beauté à Beyrouth, article publié dans le numéro 20 de La Pensée de Midi (revue littéraire et de débat d’idées sur les pays du Sud), dont iLoubnan est partenaire à l’occasion de la sortie de son numéro Spécial Beyrouth : dans un dossier consacré à la capitale libanaise, La Pensée de Midi a choisi de donner la parole à une nouvelle génération d’auteurs, écrivains, journalistes ou cinéastes profondément impliqués dans le devenir de cette ville aux multiples visages. Le portrait de Beyrouth qui apparaît dans ce numéro est réellement inédit. Loin des clichés et des images toutes faites, ces textes nous donnent à vivre, à aimer et parfois à détester une ville à la fois désespérante et qui suscite tant d’espoirs.Hady Zaccak et Carole Mansour : deux réalisateurs, deux regards sur la guerre de juillet http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/47 Pour avoir soigneusement fouillé, documenté, filmé, archivé et immortalisé sur la pellicule les douloureux événements de l’année dernière, deux cinéastes libanais viennent d’obtenir une consécration internationale, avec le Prix du meilleur documentaire au Festival européen et méditerranéen des films sur la mer en Italie pour « The Oil Spill in Lebanon » (La marée noire au Liban) de Hady Zaccak ; et le Prix du meilleur documentaire international au Festival international de Nouvelle-Zélande (DOC NZ) pour « A Summer Not to Forget » (La guerre des 34 jours) de Carole Mansour. Rencontre avec deux cinéastes unis par une même fibre patriotique.Ricardo Mbarkho : « Il faut vivre l’œuvre et pas seulement la contempler » http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/46 Ricardo Mbarkho, 33 ans, est un artiste-vidéaste libanais. Ricardo filme, ne cesse de filmer. Il ne se séparera jamais de son caméscope, comme brandi contre toute ombre malveillante. Le caméscope est à la base de cette forme d’expression qu’est l’art-vidéo. Il s’agit d’un art particulièrement économique car il ne nécessite pas l’achat ou l’emploi de grands moyens matériels. Au répertoire de cet artiste, on compte ainsi un réseau composé de trois oeuvres centrées sur la communication par le biais d’internet (comme LebaneseGroup, Connected ou encore Visitors), des installations-vidéo et des vidéo (comme A la mémoire de Basil Fuleihan, Plus que normal et Gare de Lyon-Juvisy ). Ricardo Mbarkho est précurseur d’une nouvelle philosophie de l’art : l’art qu’il revendique est tout simplement une manière d’être. Sa citation culte : “chacun a de l’art ce que l’art a de lui-même’’. Selon lui, la création doit être un moyen et non pas une fin en soi. Elle doit participer activement à l’avènement d’un ‘’réseau’’, constitué d’un principe de pensée nouvelle, de brassage et de dialogue interculturel, contre le règne hostile de l’incommunicabilité. Ricardo est diplômé de l’Institut supérieur des beaux-arts de Beyrouth, de l’ Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, ainsi que de l’Ecole Supérieure des Etudes cinématographiques. A cheval entre la France et le Liban, cet artiste vit aujourd’hui à un rythme vertigineux : Ricardo enseigne, crée, expose au Liban, en France et un peu partout dans le monde. Il incarne ainsi l’archétype même du Libanais « ambitieux » : l’étudiant qu’il était s’est lancé dans la vie, notamment dans l’univers de la vidéo et du 7ème art, mû par une solide volonté de réussir et de représenter l’appartenance socio-culturelle libanaise à un public à la fois national et international, au-delà des préjugés et en y mêlant sans pudeur rêves, idéaux et jardin secret. Tout cela bien sûr dans le contexte d’un Liban meurtri.Salah Honein : « Le nouveau président doit être un rassembleur » http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/24 Salah Honein, ancien député de Baabda-Aley (il ne s’est pas présenté aux élections de 2005), effectue pour iloubnan un tour d’horizon des problèmes de l’heure, non dénué d’espoir mais sans illusions ni complaisance pour l’ensemble de la classe politique. Du futur président de la République qui doit être un « rassembleur », au « faux débat » sur le quorum, en passant par la Syrie dont il dit qu’elle « refuse l’émancipation du Liban », et par le « processus enclenché du tribunal international », Salah Honein nous offre ici avec son franc-parler habituel sa lecture globale des derniers développements. Il expose aussi sa vision d’« un système qu’il faut repenser, d’un Etat qui reste à édifier ».Hussein Hajj Hassan : « Le Hezbollah soutient les efforts de consensus » http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/23 Dans un climat de tension politique extrême, il reste quatre semaines à la majorité et l’opposition pour s’entendre sur le nom du prochain chef de l’Etat. Le député Hussein Hajj Hassan, membre du bloc parlementaire du Hezbollah, se veut résolument optimiste sur la suite des négociations. Mais pour le Parti de Dieu, aucun compromis n’est possible sur la résolution 1559 ou sur un candidat défendant les intérêts américains au Liban.Tarek Mitri : "La crise politique nous a davantage éloignés que la guerre" http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/25 Intellectuel chrétien spécialiste des relations avec l’Islam, Tarek Mitri a longtemps travaillé avec le Conseil oecuménique des Eglises. Cet homme du dialogue n’est pas depuis longtemps en politique. Ministre de l’Environnement et de la Réforme Administrative dans le gouvernement de Najib Miqati (avril 2005), il est nommé ministre de la Culture dans l’équipe de Fouad Siniora lors de la formation de son gouvernement en juillet 2005. En tant que ministre des Affaires Etrangères par intérim, il a été Envoyé spécial du gouvernement libanais auprès du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour négocier la résolution qui a mis fin à l’agression israélienne contre le Liban. Il a en outre assuré l’accompagnement diplomatique relativement à l’adoption d’un tribunal spécial pour le Liban à caractère international. Interview sur l’avenir politique et culturel du Liban avec cet homme qui endosse la lourde responsabilité de représenter, un an après un conflit ravageur, un pays encore en proie aujourd’hui à des attentats et à une menace panislamiste.Ghassan Moukheiber : De l’importance de l’unité nationale http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/26 Avocat et homme politique, Ghassan Moukheiber est le neveu de l’ancien député Albert Moukheiber. Après une carrière de militant pour les droits de l’homme, Ghassan Moukheiber se présente aux élections législatives partielles pour le siège grec-orthodoxe du Metn, suite au décès de son oncle. Il est soutenu par le Bloc national et le Parti socialiste progressiste, qui n’ont pas de base populaire réelle dans cette circonscription. Il ne réussit pas à obtenir plus de 2% des suffrages, au bout d’un processus électoral marqué par un choc important entre les forces de l’opposition représentées par Gabriel Murr et le pouvoir prosyrien représenté par Myrna Murr. Cependant, il est désigné député quelques mois plus tard par le Conseil Constitutionnel qui a invalidé la victoire de Gabriel Murr. Sa présence au Parlement a été caractérisée par des positions anti-syriennes et par un engagement en faveur des libertés publiques et des droits de l’homme. Il se présente aux élections législatives de 2005 au sein de la liste du Général Michel Aoun au Metn et les gagne avec un score important, remportant une victoire par les urnes cette fois. Il est actuellement membre de l’opposition parlementaire, dans le cadre du Bloc de la Réforme et du Changement dirigé par le général Michel Aoun.Rencontre avec Boutros Harb http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/27 Juriste, Boutros Harb est élu en 1972 député maronite de Batroun, au Nord du Liban. Député indépendant, il est nommé ministre des Travaux publics et des Transports et ministre de l’Education nationale et des Beaux-arts en 1979, au sein du gouvernement de Salim El-Hoss, un poste qu’il occupera jusqu’en 1980. Il revient au ministère de l’Éducation entre 1990 et 1992 dans le cabinet de Omar Karamé. Actif lors de la négociation des accords de Taëf, son nom commence à apparaître parmi les présidentiables. Il boycotte, comme l’essentiel des personnalités et partis chrétiens, les élections législatives de 1992, mais prend part aux élections de 1996, à l’issue desquelles il retrouve son poste. Membre de l’opposition parlementaire dans les gouvernements de Rafic Hariri, il annonce sa candidature à l’élection présidentielle de 1998. Mais il la retire le jour du scrutin au cours duquel Emile Lahoud est élu. Après une courte période de soutien au gouvernement de Salim El-Hoss en 1998, il retrouve l’opposition. En 2000, il se présente aux élections en alliance avec Soleimane Frangié Jr, le Bloc Tripolitain de Mohammad Safadi et Najib Mikati, bien que n’ayant pas avec eux de quelconques liens politique antérieurs, déclarant que c’est une alliance électorale pure qui ne touche pas ses convictions politiques et nationales. En 2001, il est l’un des membres fondateurs du rassemblement de Kornet Chehwane et exprime fortement son opposition aux politiques du gouvernement de Rafic Hariri et à l’hégémonie syrienne. En 2004, avec Nayla Moawad, Omar Karamé, Salim El-Hoss, Hussein Husseini et Albert Mansour, il crée le Front National pour la Réforme. Il se déclare la même année candidat à l’élection présidentielle puis s’oppose à l’amendement constitutionnel prorogeant le mandat du Président Emile Lahoud. Il refuse, en octobre, d’intégrer le gouvernement de son allié, Karamé, qu’il juge très prosyrien. A partir de l’automne 2004, il prend part aux réunions du Bristol, regroupant les différentes factions de l’opposition anti-syrienne et prend part à la Révolution du cèdre qui a suivi l’assassinat de Rafic Hariri. Il gagne les élections de 2005 sur la liste de l’Alliance du 14 Mars au Nord. Tour d’horizon relatif aux dossiers les plus chauds de l’actualité libanaise avec l’un des candidats principaux pressentis pour remplacer Emile Lahoud à la présidence de la République.May Chidiac décorée de la Légion d’honneur par le Président Jacques Chirac http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/42 La journaliste libanaise May Chidiac, blessée par l’explosion de sa voiture en septembre 2005, a repris en juillet 2006 son émission politique sur la LBCI. Faite chevalier de la Légion d’honneur par le Président français Jacques Chirac le 3 mai 2007 à Paris, elle a bien voulu répondre à nos questions suite à cette décoration qu’elle dédie au peuple libanais, en attendant « de meilleurs jours au Liban ».Carlos Eddé :"Il n’y a pas de dénominateur commun entre le 8 mars et le 14 mars" http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/28 Doyen du Bloc national depuis 2000, Carlos Eddé succède à son oncle Raymond Eddé. Elu par l’assemblée du parti quelques heures après le décès de ce dernier, il n’avait jamais eu d’activité politique au Liban auparavant. Il adopte une posture fortement anti-syrienne, s’opposant notamment à la décision syrienne visant à proroger le mandat du président de la République Emile Lahoud. Il se rapproche des autres partis de l’opposition à l’automne 2004 et prend activement part à l’unification des forces de l’opposition qui aboutira à la Révolution du cèdre. Il se présente aux élections législatives de 2005, pour le siège maronite de Jbeil, au sein de la liste de la coalition du 14 mars qui est défaite par la liste du général Michel Aoun. Dans cet entretien qu’il nous a accordé, Carlos Eddé aborde de façon tranchée les dossiers les plus épineux de l’actualité politique libanaise.Edulab : Les nouvelles technologies au service de l’enseignement scientifique http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/41 Après avoir obtenu le prix Berytech 2005 de l’agence Universitaire de la Francophonie, le projet Edulab a été retenu par le forum d’entreprise MIT du monde arabe pour participer au deuxième tour de la compétition 2006 « MIT Arab Business Plan » (seuls trente projets ont été retenus parmi les mille six cent cinquante-deux proposés). Edulab cherche à développer un software spécialisé dans toutes les matières scientifiques du Curriculum officiel libanais (mathématiques, physique, chimie, biologie), en Français et en Anglais : trois CD-ROMs viennent d’ores et déjà d’être commercialisés. Ils doivent permettre aux étudiants de mener des expériences en temps réel à l’aide de laboratoires virtuels et de simulations visuelles du matériel scientifique utilisé dans les lycées. A l’origine du projet Edulab, il y a Elie Chaaya, jeune informaticien de 31 ans. iloubnan.info l’a rencontré.Tarek Mitri : Le Liban, futur moteur culturel du monde arabe ? http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/43 Fin juin 2006. Entre son projet de Bibliothèque nationale et la préparation du Salon du Livre francophone de Beyrouth cet automne, le ministre de la Culture Tarek Mitri nous parle de son amour des livres, de son intérêt pour les religions… et de l’espoir qu’il nourrit pour l’avenir culturel du Liban. On entend dire partout que le ministre de la Culture est un homme particulièrement accessible et avenant. Et en effet, c’est le cas. Mais ce qui frappe d’abord chez Tarek Mitri, c’est sa réserve. Cet homme ne se livre pas facilement… En tout cas, pas aux média. De lui, on sait notamment qu’il se passionne pour les questions religieuses. Avant son arrivée au ministère de la Culture en 2005, il était, à Genève, responsable de programme au Bureau des Relations interreligieuses du Conseil Œcuménique des Eglises (COE). D’ailleurs, pour de nombreux Libanais, Tarek Mitri est d’abord l’homme du dialogue islamo-chrétien. « En fait, je m’intéresse au dialogue entre toutes les religions, précise-t-il, que ce soit Bouddhisme et Christianisme, Christianisme et Islam… »Samir Frangié : « La jeunesse libanaise d’aujourd’hui a du mérite » http://www.iloubnan.info/fr/interview/id/39 Député depuis 2005, Samir Frangié, 60 ans, est aussi un homme qui porte un regard optimiste sur l’évolution de la société libanaise. Il nous recevait en juin 2006 dans son bureau du Parlement, place de l’Etoile à Beyrouth. Il arrive en retard au rendez-vous. Pendant quarante minutes, on se demande s’il n’a pas tout simplement oublié notre entretien. Mais non. Il arrive, s’excuse humblement. L’homme est désarmant d’humilité et de simplicité. Il explique qu’il était retenu « pour des condoléances. C’est fou, les condoléances. C’est une tradition qui a pris une valeur sociale pendant la guerre, dans ces moments où il était devenu impossible de se rencontrer dans les cafés pour discuter. Il fallait bien se retrouver ensemble quelque part ! Les obsèques, puis les condoléances le 7e et le 40e jour suivant un décès, c’était une occasion idéale pour se rassembler ». Il en profite quand même pour fustiger un peu l’aspect hypocrite de cette tradition, et l’utilisation électoraliste qu’on en fait parfois en politique. Puis il propose un café turc, s’installe, allume une cigarette. Il en grillera trois ou quatre pendant les deux heures de la conversation. Il explique avoir arrêté de fumer… quelques temps. « J’ai pourtant essayé de suivre les conseils d’une équipe médicale qui aide ceux qui veulent abandonner la cigarette ! Ils se sont intéressés à mon état d’esprit et m’ont demandé si je fumais pour compenser une angoisse, un stress ou une inquiétude quelconque. Finalement, je leur ai expliqué que je fumais juste… pour le plaisir ». d’ailleurs, il se souvient que c’est parce qu’il fumait qu’il a été renvoyé de chez les Jésuites, au début de l’année du bac.