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| Une cycliste libanaise parcourt à vélo la réserve de Kfar Zabad dans la vallée de la Bekaa le 14 juin 2008 Crédit photo: AFP PHOTO/RAMZI HAIDAR |
Dans la région de la Bekaa (est), près de la frontière syrienne, une aide financière des Etats-Unis et de l'Europe a permis la mise en place d'un projet encourageant les familles à profiter de la nature, grâce à des guides locaux. Déclarée zone protégée, la campagne autour du village de Kfar Zabad a retrouvé des atouts qu'elle avait perdus depuis longtemps. "Avant, cette zone était remplie de chasseurs (...) mais depuis que le village a été classé en zone protégée, nous pouvons de nouveau entendre les oiseaux et profiter de la nature", explique fièrement le maire, Qassem Choker. Les animaux sont revenus. Mais depuis l'assassinat en 2005 de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri qui a marqué le début des troubles au Liban, ce sont les touristes qui sont devenus une espèce menacée. Les craintes liées à la sécurité tiennent les étrangers et les libanais expatriés éloignés. Les visiteurs sont essentiellement originaires de Beyrouth et d'autres régions. "Nous essayons d'expliquer que c'est sans danger mais la simple mention du nom de Bekaa les effraie", explique Dalia Al-Jawhary, de la Société de protection de la nature au Liban, très impliquée dans le projet Kfar Zabad. Pour Faisal Abu-Izzedin, directeur du projet de Sentier de montagne du Liban, qui traverse 75 villages du pays du nord au sud sur une longueur de 440 km, le Liban a des atouts uniques. "Nulle part ailleurs vous ne pouvez trouver une telle diversité", explique-t-il.