iloubnan.info: Comment le projet Live Debris a-t-il commencé?
Taylor Stevenson: Cela fait cinq ans que l’un de mes passe-temps est de créer des œuvres d’art avec des matériaux recyclées. A Portland (Oregon), d’où je viens, j’ai commencé à travailler avec des sans-domiciles, pour leur apprendre à créer des objets avec du matériel recyclée, pour leur propre usage. C’est comme ca que le projet a commencé. Ensuite, alors que je travaillais comme interprète en Espagnol, j’ai beaucoup voyagé en Amérique du Sud, principalement au Brésil, en Argentine, en Uruguay et au Paraguay. Là-bas, j’ai rencontré des artistes et j’ai développée la même idée. Et comme j’ai un ami au Liban, j’ai décidé de venir passer un mois ici pour prendre en charge des événements qui pourraient bénéficier d’un point de vue social à la communauté.
Comment le projet a-t-il atterri à Beyrouth?
J’ai commencé par planifier une exposition au centre UMAM de documentation et de recherche, car mon ami travaille là-bas. L’objectif du projet était d’engager les artistes locaux à se lancer dans des expériences à partir de matériau recyclé. Ensuite, comme le recyclage est quelque chose de nouveau par ici, cela a éveillé l’intérêt des gens et a donné lieu à une série de conférences et d’ateliers informels pour les artistes locaux. La plupart de ces événements étaient organisés chez des particuliers. L’un a eu lieu à Souk el Tayeb (Saïfi) le 3 mai. Je me suis aussi rendue à l’Université Américaine de Beyrouth et dans d’autres universités pour des prises de parole face aux étudiants. L’exposition à l’UMAM (Haret Hreik, 01-55-36-04,
umam-dr.org) a lieu depuis le 22 mai jusqu’au 6 juin.
Quelle a été la réaction des gens jusqu'à présent ?
Vraiment bonne, étant donné le fait que le recyclage est une chose nouvelle au Liban. Ziad Abi Chaker, qui gère ici des centrales de recyclage, a souhaité sponsoriser le projet, peut-être pour en faire un événement annuel, avec un thème différent chaque année.
Quel genre de matériel recyclé utilisez-vous ?
Cela dépend des pays. Au Brésil, on utilise beaucoup de papier et de bouteilles en plastique. A Portland, beaucoup de pièces de bicyclettes car les gens circulent énormément à vélo. En Espagne, l’art est plus conceptuel, on y crée des meubles ou on y développe des idées abstraites pour changer la façon dont on considère les ordures.
Comment financez-vous le projet ?
Principalement par un financement personnel. Mais ma mère et certains amis m’aident aussi.
Comment peut-on avoir plus d’informations sur “Live Debris”?
On peut trouver des images et des actualités sur Facebook (Live Debris), ou en nous envoyant un email à l’adresse : redsemilla@riseup.net. De toute façon, une fois que l’exposition sera terminée à l’UMAM, je la reprendrai sur le web…