iloubnan.info : Quel est votre sentiment après avoir reçu cette distinction ?
May Chidiac : Pour moi c’est une très belle occasion, c’est comme une reconnaissance pour tout mon parcours, surtout quand ça vient du Président Jacques Chirac avant qu’il ne quitte l’Elysée. C’est un grand honneur. Mais c’est aussi pour moi l’occasion de remercier M. Chirac pour tout ce qu’il a fait pour le Liban. Il a soutenu la Révolution du Cèdre qui nous a coûté très cher dont je suis un des martyrs, un martyr vivant.
Quel est votre regard sur la Révolution du Cèdre ?
J’espère que tous ces sacrifices n’auront pas été vains. Nous attendons le tribunal international (chargé de juger les responsables de l’assassinat de l’ancien premier ministre libanais Rafic Hariri) et nous savons que M. Chirac a fait de son mieux pour que ce dossier aboutisse au Conseil des Nations unies. J’espère que l’on aura de meilleurs jours au Liban.
M. Chirac vous définit comme le symbole de la liberté d’expression au Liban...
C’est très touchant, même si je ne suis pas la seule journaliste qui a été attaquée. On a voulu se débarrasser de nous, mettre fin à nos pensées, à notre vision d’un Liban libre et indépendant et j’espère que l’avenir nous apportera une satisfaction malgré les pertes que nous avons eues.
Cette décoration est-elle une force nouvelle pour vous ?
Bien sur, c’est une vraie force et à mon tour je l’offre à tous mes collègues, partout à travers le monde. Mais je l’offre également aux Libanais pour qui j’espère de meilleurs jours.