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En matière de sécurité, la plupart des gouvernements se focalisent sur la lutte contre le terrorisme alors que l’obésité et autres maladies liées au mode de vie tuent des millions de gens. C’est ce qu’on a pu entendre fin février 2008 au Oxford Health Alliance Summit, une conférence internationale organisée à Sydney. Selon plusieurs experts médicaux et juridiques, venir à bout de facteurs mortels comme la malnutrition, le tabagisme et le manque d’exercice physique devrait être hautement prioritaire dans la lutte contre les épidémies de maladies chroniques pouvant être prévenues.
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Le terrorisme global était une menace réelle mais bien moins dangereuse que l’obésité, le diabète et les maladies liées au tabagisme, a affirmé l’éminent Professeur de législation de la santé, Lawrence Gostin, lors de la conférence. « Depuis le 11 septembre, nous allons d’une crise à l’autre, ce qui effraie considérablement le public », a indiqué Gostin un peu plus tard à l’AFP. « Et pendant que nous consacrons toute notre attention à ces crises, une silencieuse épidémie d’obésité tue des millions de gens à travers le monde ». La cinquième édition de cette conférence annuelle (co-fondée par l’université d’Oxford), a rassemblé des experts mondiaux pour promouvoir le changement.
Environs 388 millions de gens mourrons de maladies chroniques dans le monde au cours des disx prochaines années, selon des chiffres de l’OMS cités par la conférence. « Il y a une paralysie politique quand on commence à affronter ce problème », affirme Gostin, conseiller auprès du gouvernement américain et professeur aux universités de Georgetown et Johns Hopkins. Il a souligné que la prévention de l’obésité et de ses effets avait à peine été mentionnée dans l’actuelle campagne pour les élections présidentielles américaines. « Et pourtant les coûts en vie humaine sont effrayants quand on considère que l’obésité pourrait bien diminuer la moyenne de la durée de vie d’une génération entière, ce qui aboutirait à une première inversion de l’espérance de vie depuis la collecte des premières données en 1900 », a-t-il ajouté.
Comme le terrorisme, certaines menaces actuelles en matière de santé monopolisent l’attention des gouvernements et des média, pendant que les maladies du cœur et des poumons, les diabètes et le cancer comptent pour 60 % des décès dans le monde, a-t-on pu entendre au cours du sommet.
« C’est vrai que les menaces, nouvelles et émergentes, comme le SRAS, la grippe aviaire, le sida, le terrorisme, le bio-terrorisme et les changements climatiques sont particulièrement effrayants », a expliqué Stig Pramming, le Directeur du groupe Oxford. « Cependant, ce sont les maladies chroniques pouvant être prévenues qui mèneront les systèmes de santé et les économies dans le mur ».
La conférence s’est terminée après trois jours, sur une « résolution de Sydney », appelant entre autres les gouvernements et les grandes entreprises à entreprendre des actions pour éviter des millions de décès prématurés dus aux maladies chroniques.
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