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Marché de l’immobilier - Bureaux : c’est toujours la stagnation
Par RAMCO Real Estate Advisers
Le 03 juillet 2008
 
Alors que le secteur résidentiel jouit d’une période de croissance avec une demande soutenue, la multiplication de nouveaux projets et des prix en hausse, le marché des bureaux stagne toujours. Les mois se suivent et le constat reste le même : une demande en dents de scie, des options d’achat limitées, peu de nouveaux projets, des prix stables et une forte disponibilité dans l’ancien.

La quasi-stabilité de l’offre montre que le marché beyrouthin est davantage un marché de renouvellement que d’expansion. C’est incontestable, les délais de location et de vente ne cessent de s’allonger. On recense aujourd’hui des produits qui ne trouvent pas de locataires ou d’acquéreurs depuis plusieurs années. Dans cette conjoncture, les promoteurs ne sont pas pressés de se tourner vers l’immobilier d’entreprise.

Le stock des produits anciens et neufs disponibles au centre-ville de Beyrouth est toujours aussi important. Contrairement aux idées reçues, de nombreux immeubles anciens ou récemment construits offrent toujours un large choix de possibilités. Il va de soi que les 18 mois du sit-in de l’opposition sur les places Riad Solh et Debbas n’ont pas arrangé les choses. Il reste de nombreux bureaux inoccupés depuis des années ou même depuis la réouverture du centre-ville à la fin des années 1990. Pourtant, les loyers demandés sont relativement stables avec une moyenne qui oscille autour de 180 à 200 dollars le m2 par an pour un premier étage. Les inconvénients de ce stock sont connus : absence de parking et des espaces compartimentés peu fonctionnels pour les demandes actuelles. Le problème est que la disponibilité touche également les surfaces neuves situées dans des immeubles modernes inaugurés ces deux dernières années. La location de ces produits (de 300 à 350 dollars le m2 par an au premier étage) est également à la peine faute d’une demande limitée de la part de multinationales.

Dans le secteur des ventes de bureaux, les prix font le grand écart. Ils varient aisément de 2 500 à 4 000 dollars le m2 selon l’emplacement, la qualité de l’immeuble, l’état des bureaux et si des parkings sont disponibles. Certains produits sont sur le marché depuis des années sans trouver preneurs.
Le stock de Ras Beyrouth est de plus en plus vieillissant faute de nouveaux projets. C’est le cas de Hamra qui compte encore de nombreux bureaux libres dans des immeubles sans charme. Les loyers pour des produits anciens ou plus récents varient de 100 à 150 dollars le m2 annuel pour un premier étage. Par contre, les prix à Achrafieh sont contrastés. Que ce soit entre des immeubles anciens situés dans les quartiers populaires ou des bureaux modernes situés le long de l’avenue Charles Malek où les loyers annuels peuvent atteindre plus de 250 dollars le m2. Mais l’offre reste limitée.
C’est à la périphérie de Beyrouth que le marché des bureaux est dynamique, à Hazmié et Sin el-Fil par exemple. Ces deux quartiers sont faciles d’accès et les loyers y sont plus attractifs que dans les quartiers centraux. Ces régions restent très attractives pour les petites et les grandes entreprises. Mais malgré toutes ces qualités, certaines demandent restent sans réponse. Car certaines sociétés cherchent depuis longtemps des superficies de 1 000 à 1 500 m2, que ce soit à la vente ou à la location.

Rubrique preparée par RAMCO Real Estate Advisers et publiée en exclusivité dans le quotidien L’Orient le Jour le 3 juillet 2008.

RAMCO Real Estate Advisers Tel : +961 (0) 1 349910 Fax : +961 (0) 1 753573 E-mail : mail@ramcolb.com.
 
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