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Très original dans sa forme, "Valse avec Bachir" est un documentaire d'animation autobiographique sur la première guerre du Liban où le réalisateur a combattu au début des années 1980. Hanté par le souvenir enfoui des massacres des camps palestiniens de Sabra et Chatila à Beyrouth perpétrés par les phalanges chrétiennes sous les yeux des soldats israéliens, "Valse avec Bachir" s'ouvre sur un cauchemar : un ami de l'auteur rêve chaque nuit, qu'il est poursuivi par les 26 chiens qu'il a tués à l'entrée des villages du Liban, lorsqu'il était jeune soldat. Le récit de ce cauchemar amène alors Ari à partir en quête d'un passé dont il ne se rappelle rien.
L'efficacité de ce film, qui est avant tout une dénonciation de la guerre, réside précisément dans le recours à l'animation qui permet de mettre en images un conflit qui en est dépourvu, avec plus de liberté qu'un documentaire classique, et sans la grandiloquence des films de guerre hollywoodiens. "C'était la seule façon de faire ce film", a expliqué Ari Folman lors d'une conférence de presse. "Si nous avions fait un documentaire classique, nous aurions vu des quadragénaires raconter des histoires vieilles de 20 ans et des photos de guerre sans lien avec leur récit", a-t-il dit. De même, il ne s'est pas donné "pour mission d'enquêter sur ceux qui, parmi les autorités israéliennes, étaient au courant du massacre". "C'est un film personnel au sujet de la mémoire", a-t-il dit. Le film s'articule autour de témoignages d'anciens compagnons et d'experts, tournés d'abord en vidéo puis entièrement redessinés dans un style de bande dessinée.
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