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PARIS - Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner se rend dimanche à Beyrouth et lundi à Damas, mais a annulé en raison de la situation "en Géorgie et en Afghanistan" des déplacements en Israël, dans les Territoires palestiniens et en Egypte, a annoncé jeudi son ministère.
"Compte tenu de la situation internationale, en particulier les derniers développements intervenus en Géorgie et en Afghanistan (où dix soldats français ont été tués lundi), le ministre a dû modifier le programme de son déplacement au Proche-Orient", a déclaré à la presse le porte-parole adjoint
du Quai d'Orsay, Frédéric Desagneaux.
M. Kouchner, dont le pays assure la présidence tournante de l'Union européenne, devait se rendre à partir de vendredi au Liban, en Syrie, en Israël, dans les Territoires et en Egypte.
Dans le cadre de son nouveau programme, "il se rendra dimanche 25 août en fin d'après-midi à Beyrouth et se rendra à Damas dans la journée du 26. Il rentrera à Paris dans la nuit de lundi à mardi", a précisé ce porte-parole.
Il a assuré que "le ministre compte se rendre rapidement en Israël et dans les Territoires palestiniens ainsi qu'en Egypte, conformément au programme initial de son déplacement".
A Beyrouth, les entretiens de M. Kouchner "lui permettront de faire le point de la situation au Liban après la formation du gouvernement d'unité nationale et l'adoption de la déclaration de politique générale mais aussi après l'attentat qui a durement frappé la ville de Tripoli", a relevé M. Desagneaux.
Quatorze Libanais, dont neuf soldats, ont été tués le 13 août dans un attentat à la bombe dans le centre de Tripoli. "Le ministre évoquera également avec ses interlocuteurs le sommet syro-libanais qui s'est tenu la semaine dernière et qui a vu, entre autres, l'annonce d'échange d'ambassadeurs entre les deux pays", a-t-il poursuivi, ajoutant : "Ce dernier sujet sera également abordé par Bernard Kouchner à
Damas".
M. Kouchner doit également "préparer la visite du président" Nicolas Sarkozy, prévue en septembre, conformément à l'annonce faite à l'issue de l'entretien avec son homologue syrien Bachar al-Assad, le 12 juillet à Paris, lors du sommet de lancement de l'Union pour la Méditerranée, a précisé le
porte-parole.
M. Assad avait à cette occasion fait sa première visite à Paris en sept ans. Après avoir isolé Damas pendant près de quatre ans, la France veut désormais encourager la "bonne volonté" syrienne, manifestée selon elle à l'occasion de l'élection du président libanais et par la reprise des négociations indirectes entre Damas et Israël.
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