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Flâner

Un jour à Saïda

iloubnan.info - Le 16 juillet 2013 à 22h30
Par François Huguet
 Saida Sidon sea Castle

Direction le sud pour une journée passée à flâner à Saïda. Impressions de voyage, au fil  des  paysages et des visages croisés dans les petites ruelles de la ville.

Le bruit du minibus se tait, du moins il baisse d'une mesure et se met au diapason du débarquement dans la ville de Saïda, à la mesure des murs silencieux de cette forteresse dressée dans la mer qui bientôt se tient devant nous. Cela fait une petite heure qu'on roule. On a quitté Beyrouth au niveau de Cola à 11heures ce samedi matin. Juste avant, on avait parcouru les allées du marché bio de Saïfi village, au dessus de la place des Martyrs. 

La mer est devant nous, la montagne des ordures de Saïda dedans, le ciel est au dessus, Rafik Hariri partout : Saïda est la ville d’origine de l’ancien Premier ministre libanais assassiné en 2005.

Un coup œil jeté sur le Lonely Planet indique, en vrac : 

"Saïda: plus que 200000 habitants + environ 100 000 réfugiés palestiniens dans le camp du sud de la ville.
Le terme fort répandu dans l'antiquité grecque de "phénicien" vient du grec phoimis qui désigne la "pourpre", une matière colorante extraite du mollusque gastéropode Mourex Brandais, avec laquelle les phéniciens teignaient leurs tissus, leur principal produit d'exportation. Sidon était déjà célèbre dans l'antiquité pour sa pourpre et ses verreries. Après l'enlèvement de la belle Hélène, le troyen Pâris y serait même passé pendant sa fuite."


Pellican a SaidaEntre le Souk et le Musée du savon

Khan El Franj, 12h43 - Ça a comme un quelque chose de plus authentique que Beyrouth, ça semble plus vrai. 

Ça crie dans le souk, ça annonce des prix, ça négocie, ça sent très fort le poisson, puis tout à coup, la fleur d'oranger, la badiane et l'odeur du pain chaud en forme de panier l'emporte sur la friture. 

Pas vraiment de teinture dans les parages, mais un labyrinthe de ruelles pleines d'artisans en tout genres. Menuisiers, sculpteurs, tailleurs, snacks, tapissiers, vendeurs de bibelots, encadreurs, etc. 

Un énorme pélican joue à la mascotte sur l'étalage d'un pécheur. 


Centre ville de Saïda, 13h50 - Sortie du musée du savon, comme une envie de Hammam soudaine. 

Envies de mousses sublimées. 

On pousse la marche un peu plus loin pour croiser des mécanos-métallos. 

Pause mozz be laban près d'une mosquée sunnite et d'une école de l'UNRWA.

Un verre de vin avec Mazen & Dima

On file boire du Keffraya rouge avec Mazen & Dima, que je connais depuis une heure. Échanges. Partage. Rires. 

Jeu de piste dans le vieux Saïda pour retrouver la pension aux airs andalous où vit Olivier. C'est un ancien couvent tenu par Katya et Amin, juste à côté du Khan el-Franj. À côté de cette ancienne église dont on aperçoit le clocher par la fenêtre de la salle de bain, les muezzins chantent la grandeur d'Allah et le fait que Mohammed est son prophète. 

Fermer les yeux. Sentir les embruns, la chaleur du Sud, retrouver quelque chose de perdu? 

Le lendemain j'essaie de ne pas oublier que je dois regagner Beyrouth avant 18h30 si je veux prendre un minibus. 

Je garderai longtemps dans les yeux la couleur de Sidon, dans mon nez son odeur de méditerranée, dans mes oreilles la rumeur de la mer, le chant des muezzins et les paroles incessantes des marchands de son souk.

Tags
#Balades, #Saida, #Cités_du_Liban
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