Ces conclusions ont été exprimées lors d’interventions de représentant de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), de la Commission nationale de l’énergie atomique et de l’armée. Une polémique en particulier était née après la guerre, au sujet du cratère laissé par un missile israélien dans le village de Khiam : un fort taux d’uranium y avait été détecté. Mais selon les tests effectués par la commission nationale, l’AIEA et le PNUE, cet uranium aurait été trouvé dans la nature même du sol et non pas travaillé et pouvant être issu du missile. Selon Didier Louvat, responsable de la prévention contre les déchets radioactifs à l’AIEA, « il n’y a clairement pas d’indication de l’utilisation d’uranium appauvri dans ce conflit ». Le PNUE avait abordé le sujet de l’uranium dans le récent rapport qu’il a publié sur les conséquences de l’après-guerre à la demande du ministère de l’Environnement. Il avait dans le cadre de ce rapport mené une inspection sur trente-cinq sites, et effectué des prélèvements sur vingt-sept d’entre eux. Les échantillons ont été analysés en laboratoire. Le résultat de ces tests ont assuré aux experts que l’uranium appauvri n’avait pas été utilisé sur le terrain.
L’uranium appauvri peut causer des dysfonctionnements rénaux. La corrélation entre l’exposition à cette substance et l’apparition de cancers est également à l’étude, mais pas encore établie.
Les rapports officiels issus de la conférence du 26 février semblent donc aujourd’hui rassurants pour les populations locales. Mais celles-ci doivent encore faire face, entre autre, aux dangers mortels issus de la présence des bombes à sous-munitions semées par l’armée israélienne dans les derniers jours de la guerre de juillet.