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Plus de 2.000 hectares de forêts et de régions boisées ont été détruits dans les incendies au Liban, qui ont fait un mort et des dizaines de blessés, ont indiqué des mercredi responsables. "Ce sont les pires incendies qui aient frappé le pays ces dix dernières années", a déclaré à l’AFP un responsable de la défense civile.
Les pompiers, qui étaient à pied d’oeuvre depuis lundi soir, ont réussi à maîtriser les flammes dans la plupart des régions mais tentaient toujours mercredi d’éteindre un incendie limité dans une région située entre les villages de Qbeyyat et Andaqt dans le nord du pays, a-t-il ajouté.
L’Italie, Chypre et la Jordanie ont dépêché des hélicoptères pour aider les pompiers libanais à lutter contre tout nouveau incendie.
Une vieille dame de la région de Deir al-Qamar, dans la montagne du Chouf, est morte mardi d’inhalation de fumée et près de 50 personnes, dont un grand nombre de volontaires qui luttaient contre les feux, ont été traités pour troubles respiratoires mineurs, a indiqué Mounir Bou Ghanem, président de l’Association pour le développement et la conservation des forêts (NGO). Il a averti que les cendres encore chaudes pouvaient se rallumer à cause du vent. M. Bou Ghanem a écarté toute cause criminelle. "La négligence est la cause directe, ce n’est pas un incendie criminel", a-t-il affirmé. Selon lui, le gouvernement doit créer une agence spécialisée chargée de suivre de près l’état des forêts, sinon "ce genre de désastre écologique se répètera chaque année". "Octobre et novembre sont les deux mois les plus dangereux. La terre est négligée et avec la sécheresse la biomasse devient un dangereux combustible", explique-t-il. Plusieurs forêts qui ont brûlé deux fois en dix ans sont considérées comme perdues, selon lui.
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