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Dans la lutte aujourd’hui mondiale contre le changement climatique, les pays arabes sont étrangement absents, quand ils ne travaillent pas purement et simplement à contrecarrer les efforts mis en place, pour servir des intérêts à court terme. C’est ce qu’a dénoncé la Ligue des militants indépendants, autrement appelée l’IndyAct, lors d’une conférence tenue à Beyrouth pour lancer sa « Campagne arabe pour le climat », et à laquelle ont assisté le directeur général du ministère de l’Environnement, Berge Hatjian, et des experts. Waël Hmaïdane, directeur exécutif de l’IndyAct, a dénoncé « certains pays arabes en train d’entraver les négociations sur le changement climatique », et les a appelés « à ne plus s’isoler de ce qui se passe au niveau de la planète ».
Pourquoi les pays arabes devraient-ils s’impliquer davantage ? L’IndyAct trouve des réponses évidentes à cette interrogation. D’une part, la région est appelée à souffrir particulièrement des conséquences du réchauffement global, étant la zone la plus aride au monde. D’autre part, souligne l’association, les pays pétroliers de la région assument une grande part de responsabilité dans l’aggravation du phénomène du changement climatique et devraient par conséquent se montrer plus actifs dans la lutte mondiale.
En perspective de la prochaine réunion de la Convention cadre des Nations Unies pour le changement climatique, qui se tiendra à Bali en décembre, l’IndyAct demande aux pays arabes, ainsi qu’à la Ligue arabe, de prendre des mesures concrètes, comme celle de s’engager à réduire de moitié leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050, ou encore de fixer des plafonds d’émissions aux pays en développement.
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