|
Des incendies ravageaient mercredi plusieurs massifs au Liban, a annoncé la défense civile libanaise, sans faire état de victimes.
Les membres de la défense civile, appuyés par des hélicoptères de l’armée, ont tenté d’éteindre les incendies, qui se sont déclenchés mardi dans les régions montagneuses de Qobeyyat, Aïto et Karm Saddeh (nord), a déclaré un responsable de la défense civile à l’AFP.
"Les flammes font rage dans ces trois régions depuis hier (mardi)", a-t-il ajouté.
"Les membres de la défense civile et les hélicoptères de l’armée peinent à les éteindre, surtout à Aïto où aucune route ne conduit au lieu de l’incendie", a-t-il précisé.
Les feux se sont également propagés dans les forêts de pins et de chênes ainsi que dans les vallées et les massifs entourant les régions de Bisri, Sfaray et Machmoucheh dans le sud du Liban, a déclaré un autre responsable de la défense civile.
"Les incendies se poursuivent et nous tentons d’empêcher qu’ils atteignent les habitations", a-t-il précisé.
Selon la police et la défense civile, les incendies n’ont pas fait de victimes.
Chypre, proche du Liban devrait envoyer des hélicoptères, selon les responsables.
Le ministre de l’Intérieur, Hassan el-Sabeh, n’a pas écarté la possibilité que les feux soient d’origine criminelle, comme ceux qui se sont déclenchés début octobre.
"On ne peut que faire le lien entre les deux vagues d’incendies", a-t-il dit à la presse, précisant qu’une enquête est en cours.
Plus de 2.500 hectares de forêts avaient été détruits dans des incendies début octobre dans plusieurs régions du Liban qui avaient fait un mort et des dizaines de blessés.
Les incendies de forêts saisonniers se déclenchent chaque été et automne au Liban mettant en péril progressivement la richesse forestière du Liban qui est une des plus importantes dans la région, selon les experts.
Ils sont en train de détruire les régions boisées qui représentent 23% de la superficie totale du pays, dont 13,5% de forêts, a déclaré à l’AFP Zeina Tamim, une responsable du ministère de l’Agriculture.
Selon un rapport de l’Association pour le développement et la conservation des forêts, l’incendie début octobre a "ravagé près de 0,25% du territoire libanais".
"Environ 2.500 hectares de forêts sont partis en fumée, soit cinq fois la superficie reboisée au cours des 17 dernières années", précise le rapport.
Le reboisement de ces 2.500 hectares coûterait 10 millions de dollars, indique le rapport qui se base sur une étude financée par l’Union européenne.
Les forêts représentent désormais 11% de la superficie totale du Liban.
|