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Discussions difficiles sur la gestion de la marée noire par le ministère
Le 02 avril 2007
 


Une conférence organisée le 31 mars par le Parti libanais de l’environnement (LEP) autour de la gestion de la marée noire qui a résulté du bombardement israélien des réservoirs de la centrale électrique de Jiyeh, a mis face à face le directeur général du ministère de l’Environnement Berge Hatjian et les environnementalistes.

M. Hatjian a soutenu pour la première fois que ce n’était pas de la responsabilité du ministère de s’occuper d’une telle crise, que ce devait être le Haut comité de secours qui le fasse, mais que celui-ci était lui-même débordé en raison des urgences de la guerre.

Le LEP avait rédigé un rapport plutôt accablant sur la gestion de la crise, demandant des comptes sur les lacunes constatées dans la gestion mais aussi sur la distribution des aides internationales, estimées par lui à quelque 15 millions de dollars. À cela, M. Hatjian a répondu que le ministère n’a géré que deux des dons, ceux qui sont parvenus les premiers jours après la guerre du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et de l’OPEC, soit l’équivalent de quelque 400 000 dollars. Les autres aides ont été employées directement par les donateurs, et le directeur général a même souligné que, si certaines des agences ont rédigé de bon coeur des rapports sur leurs activités et les budgets dépensés, d’autres ont été moins coopératives...

Des recommandations ont suivi les débats, portant principalement sur la création d’un organe de suivi, composé de représentants officiels et de la société civile, ainsi que l’ouverture de discussions autour de la formation d’un comité chargé de s’occuper des urgences de ce type. Enfin, les participants au congrès ont soulevé la nécessité de porter plainte sans tarder contre Israël au Conseil de sécurité de l’ONU, demandant que le dossier soit bouclé par le ministère de la Justice afin d’être présenté au plus tôt.
 
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