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Protestations populaires contre le transport de déchets supposés du dépotoir de Normandy
Le 25 avril 2007
 


Plusieurs villages de l’Iqlim el-Kharroub (sud de Beyrouth), ainsi que certaines villes du Liban-Sud comme Saïda ou Nabatiyeh, ont été, ces dernières semaines, la scène d’un scandale à rebondissement : des camions de déchets jetant leur contenu en plusieurs localités, souvent sous le couvert de l’obscurité. Les habitants et certaines municipalités, comme celle de Barja par exemple (Iqlim el-Kharroub), ainsi que des informations publiées dans la presse ou dans les médias, ont retracé l’itinéraire de ces déchets qui proviennent, selon eux, du dépotoir de Normandy (centre-ville de Beyrouth, dans le périmètre de Solidere, près du Biel).

Le site du secteur de Normandy est un dépotoir sauvage qui avait été utilisé durant les années de guerre, mais fermé depuis la fin des hostilités. Il y a quelques années commençait sa réhabilitation en vue de sa transformation en terrains à investir dans le cadre de la reconstruction du centre-ville. Le procédé consistait en principe dans le tri de ces déchets anciens et leur traitement. Or ce scandale des déchets déversés dans les régions, qui a éclaté dernièrement, a jeté l’ombre d’un doute sur cette opération de réhabilitation. Le 23 avril, la tension est montée d’un cran quand des habitants de l’Iqlim el-Kharroub, accompagnés de certains responsables municipaux, ont coupé l’autoroute du Sud à une trentaine de camions, déversant à terre les déchets que ceux-ci transportaient, afin de prouver qu’il s’agit bien d’ordures et non de remblais inoffensifs. Ils protestaient contre le transport de ces déchets vers une carrière de la région, exprimant leurs craintes sur l’environnement et la santé. L’armée et les FSI sont intervenus pour ramener le calme et rouvrir la route, mais les esprits sont restés échauffés. Le lendemain, c’était au tour du village de Charquié, à Nabatiyeh, de fermer la route du dépotoir de la ville à d’éventuels camions transportant des déchets de l’extérieur de la localité.

Pour sa part, Solidere, qui refusait jusque-là de faire des commentaires, a publié un communiqué affirmant qu’il n’existe plus de déchets au Normandy, mais que le « tri a abouti à une quantité limitée de résidus qui ne sont nullement nocifs ». Le texte précise par ailleurs que « Solidere n’a rien à voir avec les autres déchets transportés dans les régions ».
 
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