Retour Page d'Accueil
Agriculture     Commerce     Développement     Finance     Immobilier     Industrie     NTIC     Services    
iloubnan.info > Economie > Tous les reportages > A Beyrouth, le centre-ville reprend vie
  Raccourcis
  Reportage
A Beyrouth, le centre-ville reprend vie
Beyrouth, Par Rima Abushakra
AFP - Le 22 mai 2008
 
Sous les yeux des Beyrouthins qui y croient à peine, la vie renaît dans le centre de la capitale libanaise, déserté depuis dix-huit mois en raison du sit-in dressé par les militants de l’opposition pour protester contre le gouvernement du Premier ministre Fouad Siniora. Mercredi matin, sitôt annoncé l'accord de fin de crise conclu au Qatar par les leaders du pays, les grévistes ont commencé à démanteler leur campement, pendant que les propriétaires d’établissements se préparaient à rouvrir leurs portes.
 

reportage
Crédit photo: AFP
Des employés astiquent les vitrines, des camions déchargent vivres et fournitures, les bars et les magasins, pourtant à peine approvisionnés, rouvrent leurs portes. Dès mercredi soir au centre ville de Beyrouth, à peine démonté le campement des militants de l’opposition, un flot de clients a envahi les terrasses des cafés, dans les rues piétonnes désertes ou presque depuis un an et demi.
A deux pas de là, un immense chantier de déblaiement remplace les tentes du campement qui, depuis 18 mois, a réduit le centre historique de Beyrouth à l'état de ville-fantôme. En quelques heures, les dizaines de tentes blanches ont disparu. Toute la nuit, camions et pelleteuses ont continué à charger les débris de métal et de bois, pour faire place nette avant la levée des barrières et des barbelés entourant le campement, que les Beyrouthins avaient pris l'habitude de contourner. Un peu déconcertés, ils retrouveront alors des repères oubliés.

Jeudi matin, pendant que des employés de sociétés privées nettoyaient les rues avec des jets d'eau et tentaient de redonner vie aux plates-bandes, l'armée commençait à enlever les barbelés qui entouraient la grande place des Martyrs. Une scène "indescriptible", commente Fadi Karam, 28 ans, le propriétaire du Buddha Bar, un célèbre bar de nuit de la capitale. Des statues reposent sur le sol poussiéreux de l'immense restaurant, plongé dans le silence. Mais l'arrière-salle ressemble à une ruche. "Nous embauchons 200 personnes pour le Buddha Bar et pour un autre établissement que nous ouvrons", explique Fadi Karam. "Nous croyons dans ce pays, et ceux qui sont partis reviendront". Il a lui-même quitté le Liban pendant cinq mois, pour revenir en décembre, alors qu'il pensait la crise sur le point de se terminer.
Lire la suite Suivant« Nous allons réembaucher et former du personnel »
suivant
 
envoyer
sauvegarder
imprimer retour

(Publicité)