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Le ministre des Finances Jihad Azour a déclaré jeudi que le gouvernement libanais devait signer pour 992 millions de dollars de prêts et de subventions avant la fin de l’année (sur les 7,6 milliards promis lors de la conférence de donation Paris 3 en janvier dernier). Alors qu’il s’exprimait devant les journalistes au Sérail sur les avancées des progrès de Paris 3, Azour leur a dit que sur cet argent, 817 millions de dollars seraient consacrés aux réformes et à la réduction de la dette publique, alors que les 175 millions de dollars restant seraient alloués au secteur privé.
A ce jour, le gouvernement a signé pour 3,434 milliards de prêts et subventions avec les pays donateurs qui ont participé à la conférence du 25 janvier 2007.
Ce nouvel apport d’argent, selon les économistes, permettra au gouvernement de financer les besoins du secteur public pour le cas où les politiques ne parviendraient pas à un consensus sur le nouveau président de la République. Mais ce qui inquiète les banquiers et les investisseurs, c’est que le gouvernement sera à cours d’argent en 2008, ce qui l’obligera à emprunter plus d’argent, vraisemblablement à de très forts taux d’intérêt.
Le gouvernement du Premier ministre Fouad Siniora a promis d’appliquer des réformes, de restructurer certains départements publics et par-dessus tout, de privatiser les secteurs des télécommunications et de l’électricitié.
Azour a dit aux états donateurs que, en dépit de la situation déicate dans laquelle se trouve le pays, le gouvernement aurait mis en route avant la fin de l’année 123 réformes sur les 300 prévues.
Le ministre de l’Economie et du Commerce Sami Haddad a déclaré que le gouvernement faisait de son mieux pour améliorer le climat pour les investisseurs. Il a ajouté que le gouvernement était récemment parvenu à un accord avec la Banque mondiale pour faciliter le travail des nouvelles compagnies en recherche d’opérations au Liban en les soulageant de formalités de paperasserie. Haddad a aussi souligné l’importance de la réforme du secteur de l’électricité, qui représente un lourd fardeau pour le Trésor public.
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