DJEDDAH - Le président libanais Michel Sleimane a appelé lundi les entrepreneurs saoudiens à investir dans son pays, au cours de sa première visite dans le richissime royaume pétrolier depuis son élection en mai.
Dans un discours devant la chambre de commerce et d'industrie de Djeddah, dans l'ouest de l'Arabie saoudite, M. Sleimane a appelé les entrepreneurs saoudiens "à donner un coup de fouet à leurs investissements" au Liban qui offre selon lui "garanties et facilités" aux investisseurs, selon l'agence SPA.
Michel Sleimane a été élu en mai à la suite d'un accord conclu à Doha entre factions rivales libanaises pour mettre fin à 18 mois de crise politique qui a failli tourner à la guerre civile.
Selon l'agence saoudienne SPA, le président du conseil économique saoudo-libanais Abdel Mohsen al-Hakir a assuré que "de nombreux investissements saoudiens (allaient) recommencer à inonder le marché libanais".
Les investissements saoudiens au Liban sont estimés à près de cinq milliards de riyals (1,3 milliard de dollars), une somme qui devrait augmenter, selon M. Hakir.
L'Arabie saoudite est le principal soutien financier du Liban.
Lors de leur rencontre dimanche à Djeddah après l'arrivée de M. Sleimane, le roi saoudien Abdallah a assuré son interlocuteur que son pays soutenait l'ensemble du peuple libanais et a nié être avec une partie contre l'autre, selon un responsable libanais qui a requis l'anonymat.
"Tous les pays doivent respecter le Liban", a encore dit le roi Abdallah, soulignant que le royaume était prêt "à aider le Liban dans tout ce qu'il demande", toujours selon ce responsable.
Des membres de la minorité parlementaire libanaise, soutenue par la Syrie et l'Iran, accusent l'Arabie saoudite de financer les groupes extrémistes sunnites au Liban.
La majorité parlementaire libanaise antisyrienne est proche du royaume saoudien.
M. Sleimane a rencontré à Djeddah le prince héritier Sultan ben Abdel Aziz et le chef de la diplomatie Saoud al-Fayçal.