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BEYROUTH - Les flux d’argent en direction du Liban ont atteint 5,5 milliards de dollars en 2007, d’après le dernier rapport de la Banque mondiale sur les transferts de fonds des émigrés, cité par le Lebanon Weekly Monitor de la Bank Audi. Ce chiffre est en hausse de 6,2 % par rapport à 2006 et de 11,7 % par rapport à 2005.
Cette étude montre que les transferts de fonds sont une source externe fondamentale pour l’économie libanaise et représente une large part de l’investissement dans le pays. En effet, cet argent est souvent utilisé pour l’achat de produits de première nécessité tels que la nourriture, les vêtements, l’éducation et les frais médicaux.
Plus récemment, ces fonds ont été utilisés pour l’acquisition de terrains et d’appartements résidentiels.
De 2000 à 2004, les flux de fonds vers le Liban ont amorcé une augmentation significative pour finalement reculer de 11,9% en 2005. La croissance cumulée annuelle du taux de transferts de capitaux vers le Liban sur la période 2000-2007 a été de 23,1 %.
Le Liban occupe ainsi la 16e place sur 192 pays en termes de transferts de capitaux, derrière le Maroc, l’Égypte et l’Indonésie.
Une situation qui s’explique notamment par une culture de l’émigration au pays du Cèdre. Le rapport a souligné que 17,4 % de la population libanaise émigrent pour travailler à l’étranger vers cinq principales destinations à savoir les États-Unis, le Canada, l’Australie, l’Allemagne et l’Arabie saoudite. Le Liban est classé à la 15e position en termes d’émigration sur le plan international et à la 2e position parmi 14 pays de la région du Proche-Orient.
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