|
BEYROUTH - L'Egypte devrait fournir prochainement 200 MegaWatts d'électricité au Liban. C'est ce qu'a annoncé lundi le ministre libanais de l’Énergie et de l'Eau, Alain Tabourian, lors d'un point presse après sa rencontre avec son homologue égyptien Hassan Younès, en visite à Beyrouth, et le Premier ministre libanais, Fouad Siniora. Tous trois ont évoqué un projet qui permettrait au Liban de bénéficier de l’excédent de production des centrales égyptiennes.
Alain Tabourian a ainsi discuté la possibilité de l’importation de l’électricité d’Égypte, indiquant qu’il y aurait des modifications sur le réseau libanais pour lui permettre d’accueillir cette capacité supplémentaire.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’accord conclu entre sept pays de la région (Égypte, Jordanie, Liban, Syrie, Libye, Irak et Turquie), qui prévoit l’interconnexion de leurs réseaux électriques. L’Égypte dispose d’une capacité excédentaire de 600 mégawatts (mW) qu’elle prévoit de distribuer équitablement entre la Syrie, la Jordanie et le Liban, soit 200 mW chacun.
Cependant, même si le Liban importe 200 mW, il continuera à souffrir d’un déficit de l’ordre de 500 mW, a souligné le ministre de l’Énergie et de l’Eau. Il reste donc l’option des énergies alternatives, solaires ou éoliennes : étant donné la géographie du Liban, « je pense que le pays pourra largement bénéficier de l’énergie éolienne à l’avenir », a estimé le ministre égyptien en affirmant la disposition de son pays à apporter une aide technique à ce niveau.
L'électricité est un souci permanent pour le gouvernement libanais, qui lui alloue la troisième plus grosse part de son budget (après le service de la dette et les salaires). Le pays souffre de fréquentes coupures d'électricité. A Beyrouth comme partout ailleurs, les générateurs électriques sont indispensables à la vie quotidienne.
|