|
Selon le quotidien libanais anglophone « The Daily Star », le nouveau ministre de l’Energie et de l’Eau Alain Tabourian envisage de proposer une hausse des charges d’électricité sur les citoyens dépassant la moyenne de consommation. Le ministre, qui a officiellement pris ses responsabilités jeudi, a déclaré que le gouvernement perd beaucoup d’argent en subventionnant le fioul utilisé dans les stations vieillissantes du pays. En outre, il a expliqué que ces frais seront imposés aux familles et aux compagnies qui consomment plus d’électricité que la moyenne-plafond, mais qu’en revanche les petits industriels et les familles faibles consommatrices seront exemptés de ces nouveaux tarifs. Cependant, il a souligné qu’il a besoin d’étudier cette idée avant de la proposer au cabinet.
A leur tour, les officiels de l’Electricité du Liban (EDL) ont signalé que les tarifs de l’électricité au Liban doivent être 4 fois plus élevés à cause du haut prix du pétrole. Dans son dernier rapport, le ministère des Finances a annoncé que les pertes totales de l’EDL, durant les cinq premiers mois de l’année 2008, ont dépassé les 660 millions de dollars et a prévenu que le déficit est attendu dépasser les 1.5 milliards de dollars à la fin de l’année. De plus, le rapport a ajouté qu’environ 80% des pertes de l’EDL sont causées par le coût élevé du fioul.
Pour résoudre ce problème, le gouvernement planifie de négocier avec quelques pays producteurs de pétrole comme le Qatar pour fournir au Liban des subventions de pétrole pour au moins un an. D’autre part, le gouvernement espère recevoir en août du gaz de pétrole de l’Egypte à travers un oléoduc qui traverse la Jordanie et la Syrie. Ce gaz va faire fonctionner la centrale électrique près de Tripoli, permettant au Liban de réduire sa facture d’énergie actuelle de 200 millions de dollars annuellement. Cependant, les experts indiquent que le Liban a besoin de changer ses centrales électriques contre des unités fonctionnant au gaz dans le but de réduire les pertes ascendantes d’EDL.
|