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“Capital Intelligence” prévoit une croissance économique de 4% au Liban
Par Sarah Hourany
iloubnan.info - Le 21 juillet 2008
 


Après l’accord de Doha, l’agence de classement “Capital Intelligence” a mis à jour ses prévisions économiques concernant la croissance du Liban, en lui attribuant un chiffre de 4% en 2008, ce qui est équivalent à celui de l’année dernière, indique le rapport hebdomadaire « Lebanon This Week » de la Banque Byblos. Elle a aussi prévu que le déficit fiscal va atteindre 10.5% du PIB en 2008, comparé à 10.8% du PIB pour l’année dernière. Elle a aussi estimé que le déficit du compte actuel est de 10.4% du PIB, quasiment inchangé par rapport aux 10.7% de l’année passée.

“Capital intelligence” a attribué la catégorie « B » à la souveraineté économique du Liban pendant le conflit avec Israël en juillet 2006, et a confirmé ce classement négatif même après la fin de la guerre, vu l’augmentation de la tension entre le gouvernement et l’opposition. Cependant, l’agence a annoncé que le climat politique s’est amélioré après l’accord de Doha, menant à l’élection d’un président, la formation d’un gouvernement d’unité nationale et l’adoption de nouvelles lois pour les élections parlementaires en 2009. L’agence a donc ajouté qu’une situation politique stable sur une longue durée pourrait améliorer le commerce, l’investissement et le tourisme, augmenter le financement des donateurs et engendrer une amélioration dans les perspectives du classement du Liban.

Toutefois, “Capital Intelligence” a prévenu du risque de voir le cabinet d’union nationale, dans lequel l’opposition aura le droit du véto, incapable d’atteindre un consensus sur les problèmes principaux, ajoutant que le niveau d’engagement envers les réformes de Paris III n’est pas clair.

D’autre part, l’agence prévoit une dette publique à 167.8% du PIB à la fin de l’année 2008, soulignant que la dette a diminué en passant de 174% en 2006 à 171% du PIB à la fin de l’année 2007. Ceci est dû principalement aux mesures d’ingénierie financière prises entre la Banque du Liban et le ministère des Finances liée au différentiel entre la valeur de la livre et celle du marché de l’or. Elle a indiqué, de même, que le financement du gouvernement dépend de la croissance continuelle des dépôts des banques, qui dépendent à leur tour de la confiance, du taux de rendement actuariel, de la croissance des revenus des résidentiels et des immigrés ainsi que de l’appétit des banques viq à vis du risque de souveraineté.

Finalement, “Capital Intelligence” a souligné que le Liban a remarquablement prouvé sa capacité de résilience vis-à-vis des chocs économiques et politiques. En effet, le Liban n’a pas souffert d’un manque de dépôts même durant les périodes d’adversité. De plus, et durant les 18 derniers mois d’impasse politique et de très grandes tensions intercommunautaires, les capitaux étrangers ont continué d’arriver au pays et le change étranger des réserves de la Banque du Liban a augmenté, atteignant 11.9 milliards de dollars en mai 2008 sans oublier les réserves d’or d’environ 8 milliards de dollars.
 
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