BEYROUTH - L'Association des banques du Liban a affirmé mercredi respecter les normes internationales les plus strictes contre le financement du terrorisme, à la suite de plaintes portées aux Etats-Unis contre cinq banques libanaises accusées de soutien au Hezbollah.
Dans un communiqué, l'Association affirme que "les banques et les institutions financières et monétaires libanaises appliquent depuis des années les législations et règlements les plus sophistiqués pour lutter contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme".
An réclamant aux banques libanaises des dommages et intérêts, "sous prétexte d'avoir perdu des proches durant la guerre de juillet 2006, les plaignants recourent au chantage pour soutirer de l'argent aux banques libanaises", explique l'Association.
Elle met également en garde contre "la campagne de diffamation utilisée par l'État hébreu qui cherche à s'en prendre aux banques libanaises et arabes dont la réputation ne saurait être entachée".
Les avocats d'environ 60 Israéliens ont annoncé mardi avoir réclamé devant un tribunal de Manhattan (New-York) 100 millions de dollars d'indemnisation à cinq banques libanaises qu'ils accusent de contribuer à financer le Hezbollah, lui permettant d'acheter des armes.
Cette action en justice émane de victimes israéliennes ou de familles de victimes du conflit de l'été 2006 avec le Liban, qui a fait plus de 1.200 morts libanais, en majorité des civils, et 160 morts israéliens.
Les banques désignées dans cette action sont Fransabank, Banque Libanaise pour le Commerce, Bank of Beirut, Banque Libano-française et MEAB (Middle East and Africa Bank).