Selon «
Zawya.com », un guide internet arabe, le secteur de l’industrie alimentaire au Liban passe par une période difficile du fait de la hausse des prix de la nourriture et du coût des produits alimentaires importés. La difficulté grandissante de l’accès aux marchés d’outre-mer est également un problème.
Le gouvernement a haussé ses subventions pour la farine, mais les coûts de l’énergie ne cessent pas d’augmenter. De plus, le Liban est particulièrement affecté par les fluctuations du prix des denrées alimentaires primaires sur le marché mondial, car il importe jusqu'à 70% de ses besoins alimentaires.
De même, les statistiques préparées par le département américain de l’agriculture indiquent que le Liban a importé 300 000 tonnes de blé en 2007. Bien que ce nombre bien inférieur à la crête de 459 000 tonnes en 1999, il représente toujours des dépenses significatives pour le pays et le gouvernement, en tant que subventions.
Dans le but de résoudre ce problème de dépendance, le gouvernement a tenté d’encourager la production locale de blé, aboutissant à 50.000 hectares de terres cultivées, soit une hausse de 36.000 hectares par rapport aux années 1990. Cependant, la moisson de l'année dernière (140 000 tonnes) n’a pas été suffisante pour compenser ne serait-ce que le tiers de la demande locale, ce qui placera le prix du paquet de pain au Liban sous la menace d’une augmentation.
En outre, le coût de production de pain n’est pas le seul problème qui inquiète l’industrie alimentaire au Liban mais plutôt l’expansion du secteur de production alimentaire et l’exportation de ses produits. En effet, les produits de production Libanaise n’arrivent pas à être à la hauteur des critères imposés par l’union Européenne, concernant la santé et la protection des consommateurs, faute de capacité financière.
Dans la même perspective, le secteur de l’agriculture souffre d’un manque d’investissement. Cependant, et selon L’Organisation des nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, 75% des fermes au Liban bénéficient d’un espace limité à un hectare de terre ou moins, sans oublier que les 200 000 fermiers ne sont pas suffisamment qualifiés pour utiliser des technologies ou une infrastructure qui permettraient d'améliorer leur rendement. De même, 40% des terres cultivables sont consacrées à l'agriculture de subsistance seulement.
Finalement, et bien que le Liban possède de grandes régions de terres fertiles et une moyenne de précipitations supérieure à celle des pays de la région, il reste incapable de profiter pleinement de son secteur agricole. En effet, l’échec des réformes aux niveaux des exportations, la dépendance du secteur vis-à-vis des importations et les subventions du gouvernement pour satisfaire les besoins domestiques, ont contribué, sans doute, à l’échec du Liban au niveau de l’exploitation de son secteur agricole. Les fermiers pourraient bien alors lutter pour récolter une moisson plus riche ailleurs, si aucun changement crucial n’a lieu.