BEYROUTH - Le taux de chômage dans le monde arabe a atteint 14% en moyenne, le plus élevé du monde, ont avertit jeudi les participants à une conférence économique arabe à Beyrouth, qui ont appelé à exploiter les revenus du boom pétrolier pour la création d'emplois.
"Le chômage est devenu un problème radical car il a atteint 14% dans le monde arabe en dépit du boom pétrolier", a déclaré le président de l'Union générale des chambres de commerce, d'industrie et d'agriculture arabes, Adnan al-Kassar (Liban).
"Ce taux est le plus élevé du monde", a souligné pour sa part Mervat el-Tellawi, responsable auprès de la Ligue arabe.
M. Kassar a estimé les fonds liquides disponibles sur les marchés arabes à "3 trillions de dollars".
Mme Tellawi a appelé à exploiter les revenus pétroliers pour la création d'emplois, rappelant que les pays arabes "comptent 16 millions de travailleurs étrangers et parallèlement 17 millions de chômeurs".
La conférence de deux jours intitulée "Promotion des investissements nationaux arabes dans la foulée du boom pétrolier" réunit 500 personnalités arabes et étrangères de 21 pays.
Les quatre pays arabes du Golfe membres de l'Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep) --Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Koweït et Qatar-- totalisent une production de 15,5 mbj.
Ensemble, ces quatre pays ont engrangé 340 milliards de dollars de revenus pétroliers en 2007 et ce chiffre doit augmenter cette année.
Le royaume saoudien a accumulé 300 milliards entre 2005 et 2006. Pour la même période, les Emirats et le Koweït, qui produisent actuellement respectivement 2,62 mbj et 2,58 mbj, ont accumulé respectivement 63 milliards et 50 milliards.
Le Koweït, qui avait un budget déficitaire durant les années 1990, a dégagé un surplus de 100 milliards de dollars durant les derniers neuf exercices et ses avoirs extérieurs ont atteint plus de 250 milliards.
Les avoirs extérieurs des quatre pays du Golfe et leurs partenaires du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui sont Bahreïn et Oman, ont atteint 1.800 mds USD en 2007, selon l'Institut de la Finance internationale (IIF).
Ces avoirs doivent s'élever à 2.000 milliards en 2008 en dépit des dépenses publiques énormes et du financement de projets titanesques.