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BEYROUTH - Le taux de croissance du Liban s'est établi en 2007 à 4% environ en dépit de la crise politique et des problèmes de sécurité, a affirmé lundi le ministre libanais des Finances Jihad Azour. "Le Fonds monétaire international (FMI) va publier la semaine prochaine un rapport confirmant que le Liban a enregistré un taux de croissance de près de 4% en 2007 et un taux d'inflation de 4,4%", a déclaré le ministre à l'AFP. Il a souligné que "la situation politique a pesé sur l'économie mais n'a pas pu l'immobiliser".
Le Liban avait enregistré une croissance négative de 5% et une inflation de 7,03% en 2006 après une croissance nulle en 2005.
La guerre de juillet-août 2006 entre le Hezbollah chiite et Israël avait
gravement endommagé l'infrastructure du pays et conduit à une baisse aiguë du tourisme et un recul des investissements. "L'année 2007 a tenté de remédier aux retombées de la guerre de 2006. En dépit des combats de Nahr al-Bared et des assassinats, nous avons pu améliorer notre situation financière", a ajouté M. Azour.
Selon M. Azour, le rapport du FMI indique également une baisse du déficit
budgétaire et un recul de la dette extérieure, facteurs qui ont "contribué à
une stabilisation monétaire et à maintenir inchangés le taux de change et des intérêts sur la livre libanaise".
Des affrontements entre l'armée libanaise et un groupe islamiste ont duré
plusieurs semaines dans le camp de réfugiés palestiniens de Nahr al-Bared en l'été 2007.
La crise politique au Liban, entre la majorité soutenue par l'Occident et
l'opposition proche de Damas et Téhéran, empêche l'élection d'un président depuis novembre, sur fond d'assassinat de plusieurs personnalités antisyriennes.
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