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Economie

Le secteur commercial a perdu jusqu'à 40% de son activité depuis le début de la crise syrienne, selon les Commerçants de Beyrouth

BEYROUTH | iloubnan.info - Le 24 février 2017 à 10h23

"Tout le monde devrait profiter du climat d’entente actuelle qui prévaut au Liban, en particulier en ce qui concerne le soutien et le renforcement de l'économie." C'est ce qu'a déclaré le Premier ministre libanais Saad Hariri lors d'une réunion au Grand Sérail avec une délégation de commerçants de Beyrouth, présidée par Nicolas Chammas.

C'est bien ce qu'espèrent les commerçants, qui s'inquiètent un peu sur le sujet.

Chammas a déclaré avoir dit au Premier ministre Hariri que "depuis la fin de l'année dernière, il règne une atmosphère d'optimisme. Mais malheureusement, depuis le début de cette année, on remarque un recul dans l'activité économique en général et l'activité commerciale en particulier. Depuis le début de la guerre en Syrie, le secteur commercial a perdu entre 35 et 40% de son activité, ce qui est catastrophique".

Il a ajouté: "À la lumière de cette crise, un ensemble de taxes douloureuses est proposé, et si nous examinons le projet de loi de budget, nous notons qu'il existe 40 pages consacrées à des augmentations de la fiscalité alors qu'il n'y a aucune mention de la diminution des dépenses. Au contraire, les dépenses publiques augmenteront de 8% entre 2016 et 2017".

En ce qui concerne la question de l'augmentation des impôts, le Premier ministre Hariri a précisé que rien n'est définitivement décidé jusqu'à présent, et la question est étudiée attentivement sous ses divers aspects.

Pour Chammas, "l'État a besoin aujourd'hui de financement et, en raison de la détérioration de la situation, de la dépression économique et de la pauvreté, l'État devrait diminuer les dépenses, arrêter les gaspillages, améliorer la collecte et renforcer la situation des commerçants et des employeurs libanais face au cycle économique syrien. Nous appuyons la ratification du budget parce que c'est un outil essentiel de la politique économique et un outil de discipline budgétaire ». Il a ajouté que la grille des salaires est un droit, à condition qu'elle soit accompagnée d'un ensemble de réformes étudiées au Parlement. La troisième question est celle des impôts. Nous sommes absolument contre parce qu'elle punit les institutions libanaises face aux syriennes. Cela représente un danger existentiel pour les employeurs et les travailleurs libanais. Parallèlement, des mesures doivent être prises pour remédier à la situation financière des institutions. Aujourd'hui, une vraie pauvreté prévaut au sens économique du terme et le gouvernement devrait nous aider à résoudre ce problème".

Le chef de la délégation des commerçants de Beyrouth a conclu: "Nous mettons nos capacités à la disposition du Premier ministre pour aider à mettre fin à cette crise. Nous pouvons trouver des solutions si nous agissons calmement".

Les commerçants ont appelé le gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour empêcher les réfugiés syriens de concurrencer les commerçants libanais et mettre en œuvre la loi libanaise à cet égard.

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1 Commentaires
houari
24 février 2017 à 11h14
La paix en Syrie ramènera les clients et des affaires. Mais pour l'instant cela reste fragile même pour les optimistes libanais !
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