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Economie

Quel avenir pour la rue Monnot?

BEYROUTH | RAMCO - Le 10 décembre 2015 à 11h39

Il y a encore une douzaine d’années, la rue Monnot était la destination des noctambules de Beyrouth. Aujourd’hui, la rue a perdu de son éclat et s’est fait voler la vedette par Gemmayzé puis Mar Mikhael et maintenant Badaro. Voila plus de dix ans que l’actualité de la rue Monnot est bien calme. Les loyers y sont en chute libre et la demande est timide. Son avenir reste une inconnue.

Le boom de Monnot remonte à la fin des années 1990. Babylone fut l’une des premières enseignes à avoir misé sur cette rue proche de l’ancienne ligne de démarcation. Le local fut repris en 2003 par Julia’s. Mais le véritable démarrage a commencé en 1997 avec le bar Pacifico. A partir de cette date, Monnot connaît un essor spectaculaire.

Les restaurants et les bars se sont précipités et ont pris d’assaut le moindre espace disponible. Même les premiers étages et les sous-sols étaient recherchés. Les noctambules étaient ravis. Par contre, les résidents étaient souvent extenués par le bruit et les embouteillages. La cohabitation fut difficile.

Aujourd’hui, les fêtards ont déserté la rue Monnot qui ne fait plus vraiment partie des destinations à la mode. Pourtant, quelques enseignes de renom comme Café Sho, Nonna, Pacifico, Le Relais de l’Entrecôte y demeurent encore. Mais il est incontestable que la dynamique est cassée. Les professionnels de la restauration se font timides et préfèrent investir dans des rues plus fréquentées avec un meilleur potentiel comme Mar Mikhael et Badaro.

Désormais, la rue Monnot doit se trouver une nouvelle orientation. Sa situation géographique reste toujours un avantage au cœur de Beyrouth. La proximité de l’université Saint Joseph (USJ) est également un atout.

Monnot s’avère finalement une opportunité à moindre coût.

La rue peut être une option pour les enseignes qui veulent démarrer ou à l’opposé qui ont déjà une clientèle qui peut les suivre partout, quelque soit leur adresse.

Le désintérêt des restaurateurs a sérieusement affecté les loyers. A ce jour, ils gravitent en fonction des surfaces et de l’emplacement autour de 250-300 dollars le m2 pour un rez-de-chaussée. Ils étaient de 400-450 dollars en 2009.

Les nouveaux venus laissent percevoir une nouvelle tendance. Une salle de yoga a ouvert récemment. La franchise française d’habillement Aigle a inauguré un point de vente l’an passé. Une galerie de meubles pour enfants y a pignon sur rue depuis quelques années. La partie sud de la rue compte encore quelques restaurants qui fonctionnent bien.

Finalement, la rue Monnot n’a pas dit son dernier mot. Elle a peut-être fait une croix sur son passé, mais elle garde un potentiel intéressant.

DE NOTRE PARTENAIRE
RAMCO
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#Immobilier, #Immobilier_Liban
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