Il y a quatre ans, une boite de Monnot, le Cuba Libre, se faisait connaître pour ses soirées latines du jeudi. Etant donnée la prédilection des participants et spectateurs pour la salsa et le merengue, les soirées se sont progressivement concentrées sur ces deux types de danse. Par un effet domino, les soirées "salsa" ont commence a se multiplier, alimentant la concurrence entre les différents lieux de danse et attirant des participants dont l’âge varie de 18 à 60 ans. Parallèlement, Ziad Kassis, l’une des personnalités les plus remarquables et les plus remarquées de l’univers de la danse au Liban, donnait le la en créant en 2003 "Salsa Lebanon", un groupe d’organisation d’événements, de séminaires, de congrès et de compétitions dans le domaine de la danse de salon et de la salsa. Les congrès et partenariats avec l’étranger permirent de séduire le public libanais, diffuser la salsa et de la mette au goût du jour.
A l’origine, l’histoire de la salsa se joue entre Cuba, Porto Rico et New-York. Dans un premier temps et de façon schématique, on pourrait dire que la salsa serait une forme de musique et de danse, d’origine cubaine, née à New-York et façonnée par les Portoricains. Mais il s’agit surtout à la fois d’une histoire de peuples, d’immigration et de politique. D’ou une certaine complexité.
La salsa est en effet née du mariage de divers genres musicaux combinés à de nombreuses traditions propres à différents pays d’Amérique centrale et latine. Les rythmes et figures cueillis du Venezuela, de Colombie, du Panama, de Porto Rico mais surtout de Cuba, considérée comme le berceau de la salsa, donnent par une subtile alchimie la saveur et le parfum de la salsa, une recette de plusieurs ingrédients dont la composition donne une préparation à fois homogène, voluptueuse et sensuelle (“Salsa”, en Espagnol, signifie sauce).