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  Reportage
May Menassa : « Je dépose ma vie sur le papier »
Par Edgar Davidian
Le 08 avril 2008
 
Dans « Je chausse la poussière et je marche », May Menassa offre un virulent réquisitoire contre la guerre, la misère et la souffrance. Ce roman (paru aux éditionx Ryad Al Rayess) faisait partie des six livres arabes en lice pour le tout premier Prix international du livre arabe*. Retour sur l’œuvre d’une femme de lettres qui fut, avant d’être journaliste et écrivain, l’une des premières speakerines de la télévision libanaise.
 

reportage
Porté par un murmure d’une déchirante douceur, illuminé par des images à la fois fiévreuses et diaphanes, animé d’un souffle où la spiritualité a des détours surprenants, le premier livre de May Menassa « Awrak min dafater shajrat roumann »( « Feuillets des cahiers d’un grenadier », publié en 1998 aux éditions Dar An Nahar-166 pages), éclate comme un soleil brûlant dans la mêlée bigarrée de la littérature orientale. Une œuvre, un livre que les lecteurs arabophones attendaient depuis longtemps. La voix de May Menassa leur est déjà familière. Et son sourire aussi ! Car, avant d’être exclusivement femme de lettres et journaliste, May Menassa a été l’une des premières speakerines, au visage le plus charmant, du petit écran libanais. Une voix que l’on reconnaît aujourd’hui d’emblée tant on la lit avec régularité, presque tous les matins, dans les pages du quotidien d’expression arabe An- Nahar. Une voix qui s’entretient de musique, de lecture, de peinture, d’art. Une voix qui évoque le raffinement d’un monde où la créativité a les couleurs des saisons, des festivals et des évènements, surtout du pays du cèdre. Une voix empreinte d’un humanisme bienveillant mais aussi marquée par une sensibilité d’écorché vif.

*Créé par la fondation des Emirats à Abu Dhabi en association avec le Booker Prize britannique, le Prix international du livre arabe a été remis le 10 mars à Abu Dhabi à l’Egyptien Baha Taher pour « Sunset Oasis » (Al Shorooq, 2007).
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