Elle a quitté le Pays du Cèdre pour la France dans sa petite enfance, mais elle s’exprime parfois en Libanais dans ses chansons. Elle y parle de Beyrouth et du pays de Gibran, un nom qu’elle prononce à la française comme pour le faire rimer avec Liban. Après plus de vingt-cinq ans passés en France, Rim explique être toujours « solidement attachée à ses racines libanaises ». C’est d’ailleurs sans doute dans les moments de son enfance passés au Liban que se cache l’origine sa passion pour la musique. « Ma grand-mère était passionnée de musique et de chant, raconte-t-elle. Elle était autodidacte, elle a tout appris seule. A l’époque pour une femme c’était vraiment difficile de faire carrière dans le secteur artistique. Alors elle jouait du piano et elle chantait pour sa famille. Je l’écoutais, fascinée, quand on allait lui rendre visite pendant les vacances ou lors de fêtes familiales à Beyrouth ».
Rim n’a que 16 ans quand elle enregistre son premier album (un disque de variété française aux sonorités orientales), et se produit devant des milliers de personnes. L’expérience est certes enrichissante, mais le rêve de Rim, c’est de composer ses propres chansons. « C’est ce que j’ai toujours voulu faire… sans jamais oser ! Sans doute par pudeur… ». Ses textes sont ainsi restés des années stockés dans des tiroirs… « Il est arrivé un moment où je ne pensais plus qu’à ça. Il fallait que ça sorte ! » C’est ainsi que Rim finit par se lancer à interpréter ses propres chansons, il y a une petite dizaine d’années. Il y a 7 ans, elle se produit à Paris, dans le Marais, au « Paris Aller-Retour », une petite scène mythique aujourd’hui fermée où elle chantera une dizaine de fois.