Seul rescapé des grands festivals de l’été, depuis que Baalbeck, Beiteddinne et Tyr ont annulé leur programme en raison des troubles sécuritaires, le festival de Byblos apporte cette année et plus que jamais une bouffée d’air frais bienvenue dans une atmosphère tendue et que le public libanais a particulièrement appréciée. Au nombre des spectacles prévus, deux soirées exceptionnelles avec le beau ténor italien Alessandro Safina, qui a refusé de rompre le contrat. De Sienne, sa ville natale, à la ville médiévale de Byblos, il a fait partager au public libanais, ensorcelé par sa voix chaude et sensuelle, sa passion pour les chansons italiennes, rendant par la même occasion un hommage à Ella Fitzgerald et Charles Aznavour.
« Je n’ai pas peur, confie Alessandro Safina, qui en est à sa deuxième visite au pays du Cèdre, après sa participation à la première émission de « Perfect Bride ». « Le Liban traverse certes des moments troubles, mais il n’y a pas la guerre, poursuit-il. Vous savez, à Naples, la situation est plus dangereuse. Il y a quelqu’un qui y meurt tous les jours. »
Habitué des grands festivals internationaux et des plus prestigieuses salles d’opéras, Alessandro Safina a été séduit par le Festival de Byblos. « L’emplacement est formidable et la scénographie très belle et très suggestive, commente-t-il. L’organisation est également bonne. Nous avons beaucoup travaillé les jours qui ont précédé les représentations (l’orchestre était formé de 8 musiciens italiens et de 14 libanais). Mais j’ai passé de très bons moments. Quant au public, il est formidable. Je n’imaginais pas qu’il serait si nombreux dans un pays où je n’ai jamais rien présenté jusque-là. J’étais très content d’interpréter mes chansons italiennes et de découvrir que le public en connaissait quelques-unes. J’ai reçu un très bel accueil et j’en suis ravi. J’espère revenir. Je me sens bien ici. »