Afin de saisir la métamorphose spectaculaire et rapide de Beyrouth, plus de quarante documentaires, court et long métrage de fiction, ont porté son nom, ces vingt dernières années. En effet, Beyrouth réunit tous les paradoxes. Elle est martyre et meurtrière, territoire de carnage et de tolérance. À tour de rôle, elle est personnifiée, mythifiée et démythifiée. Je propose de m’arrêter aux deux films de Ghassan Salhab : Beyrouth Fantôme et Terra Incognita.