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| Crédit photo: MAJAL |
A ce jour, il n’existe aucun recensement officiel sur le nombre total et l’emplacement exact des anciennes demeures de Beyrouth, et plus largement du Liban. Toutefois, l’on estime généralement que les habitations traditionnelles représentent 2,5% de l’immobilier. Par ailleurs, une étude effectuée par l’APSAD en 1996, à la demande du ministre de la Culture, Michel Eddé, fait état de 1.019 bâtiments traditionnels construits entre 1850 et 1940, tous situés dans les zones péricentrales (Zokak el-Blatt- Basta- Sanayeh- Sodeco- Gemmayze…). A l’époque, le ministère souhaitait restaurer les « édifices les plus intéressants », et créer des ensembles architecturaux uniformes reproduisant le Beyrouth du XIXe siècle. Peine perdue ! Dès sa publication, la liste de l’APSAD souleva une vague de polémiques et de controverses, non seulement de la part des politiciens et des promoteurs immobiliers, mais également des propriétaires eux-mêmes qui ne voyaient aucun intérêt dans la préservation de leurs propres demeures.