Tanguy, l’animateur vedette du matin sur la radio Light FM, recevait il y a quelques semaines à Byblos Dani Klein, la chanteuse du groupe Vaya Con Dios. Polyglotte, la chanteuse belge revient avec lui sur l’évolution de ce groupe qui, oscillant entre blues, rock, pop et latin, s’est rendu célèbre dans les années 80 avec la chanson « Just a friend of mine ». |
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Tanguy : Bienvenue au Liban, c’est un plaisir de vous recevoir dans un cadre aussi beau que celui de Byblos ; tout d’abord, une question évidente, pourquoi ce nom espagnol pour votre groupe ?
Dani Klein : C’est une question qu’on m’ a souvent posée, en fait c’est simplement parce que même si je chante aussi en anglais, on voulait un nom de groupe un peu indépendant de la culture anglophone et puis c’est aussi le fruit du hasard : un jour que je regardais la télévision avec mon partenaire à l’époque, Dirk Chouf, avec qui on a fondé le groupe, on est tombé sur une émission sur les quartiers cubains de Miami et ‘Vaya con Dios’ était tagué sur un mur… ça nous a plu parce que c’ est une façon de dire ‘’que le meilleur t’arrive’’, même si on n’est pas croyant, ce qui est mon cas.
Vous avez toujours eu ce goût pour les langues étrangères ?
Oui, je crois que ça vient aussi du fait que je suis de Bruxelles, qui est à la croisée des chemins et des langues, il est vrai que je chante aussi bien en français qu’en anglais. C’est pour moi comme une évidence : toute mon enfance, j’écoutais de la chanson française, puis après, dans les années hippies, on écoutait de la musique américaine, anglaise, et je m’y suis identifiée quand j’ai commencé à faire de la musique.
Pouvez-vous nous parler de l’évolution du groupe depuis sa formation en 1986 jusqu'à aujourd’hui ?
Beaucoup de choses ont changé, notamment les musiciens du début : Dirk est décédé en 1991 et un autre musicien a dû quitter le groupe parce qu’il avait des problèmes d’accoutumance à l’héroïne (la gloire n’a pas toujours du bon…) Moi-même j’ai éprouvé le besoin de me retirer quelques temps de la scène afin de faire un peu le point.
Mais en 1999, vous réapparaissez avec le groupe ‘’Purple prose’’…
Oui, mais c’était pour retrouver la chanson sans chercher la célébrité, c’était pour le plaisir de le faire avec le groupe de Bruxelles avec qui je chantais à l’époque, même si après coup, je crois que les autres membres du groupe ont peut-être été déçus …
Mais vous n’abandonnez pas l’idée de reformer un jour le groupe avec lequel vous aviez rencontré le succès…
En effet, en 2004, ‘’Vaya con Dios ‘’ se reforme, avec de nouveaux musiciens et le style qui est propre au groupe, entre blues, rock, pop et latin et le même souci des langues : dans l’album ‘’ the promise’’, il y a vraiment des influences très diverses avec même une chanson en kimbundu, de Manga, un artiste angolais, ainsi qu’une chanson espagnole-mexicaine.
Et j’ai cru comprendre qu’en plus de votre planning actuellement chargé, entre deux soirées où vous vous êtes produite au Liban, vous travaillez sur un nouvel album en français ?
Effectivement, l’accueil du public libanais était très chaleureux, 8000 personnes se sont déplacées, de plus je compte rester encore deux jours afin de visiter ce beau pays. Et oui, il est vrai que je suis en préparation d’un album exclusivement en français pour la première fois de ma carrière…
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